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Brémond d’Ars (Jean-Louis de) baron et marquis d’Ars

Jean-Louis de Brémond d’Ars, baron et marquis d’Ars, seigneur d’Orlac, de Gimeux, Dompierre, etc., fils puîné de Josias de Brémond d’Ars, en son vivant conseiller du roi en ses conseils d’État et privé, maréchal de ses camps et armées, et de Marie de la Rochefoucauld-Montendre, naquit en 1606, et eut pour parrain Jean-Louis de la Valette, duc d’Épemon. Ayant été, jusqu’à la mort de son frère aîné, François de Brémond d’Ars, destiné à l’ordre de Malte, il fit ses premières armes au siège de Saint- Jean-d’Angély, où François fut tué d’un coup d’arquebuse ; il servit ensuite aux sièges de Royan et de la Rochelle, où il accompagnait son père, et fut du petit nombre de ces courageux volontaires qui allèrent au secours de l’île de Ré. En 1624 il suivit le roi Louis XIII en Béarn, et en 1630, il accompagna le duc de la Force, son oncle, en Savoie, où il resta jusqu’au mois de juillet, époque à laquelle son père, Josias de Brémond d’Ars, vint le chercher pour le ramener en Àngoumois [1].

Revenu dans sa famille, Jean-Louis de Brémond d’Ars épousa, par contrat du 30 décembre 1630, passé au château d’Orlac, Marie-Guillemette de Verdelin, fille de messîre Jacques de Verdelin, chevalier, seigneur d’Orlac, du Fresne, etc., enseigne de la compagnie des gens d’armes du duc d’Épemon, et lieutenant-colonel du régiment de Navarre, et de Jeanne de Vinsonneau de la Péruse, de la ville de Cognac.

En 1641, Jean-Louis de Brémond d’Ars commandait une compagnie dans le régiment d’Enghien au siège de Tarragone en Espagne, et se signala par sa valeur le 10 juillet de cette année [2]. Le prince de Condé ayant levé l’étendard de la révolte et envoyé le duc de la Rochefoucauld assiéger Cognac, Jean-Louis de Brémond se renferma dans la ville, et contribua par son exemple à entretenir la population dans les sentiments qui l’animaient et à la maintenir dans la résolution de se défendre jusqu’à la dernière extrémité. Le seigneur d’Ars n’était obligé envers le seigneur châtelain de Cognac, dont il était l’homme-lige, qu’à la défense, en cas de siège, de la porle d’Angouléme, et ce avec deux hommes d’armes et à ses frais et dépens [3]. Les rudes travaux auxquels le baron d’Ars s’était livré pendant le siège de Cognac, et la valeur dont il fit preuve, méritèrent les plus grands éloges. Dans une sortie qu’il fit avec les assiégés sur les barricades des ennemis, il reçut deux coups de mousquet qui lui occasionnèrent des blessures graves. Il languit longtemps et mourut le 27 mai 1652, à peine âgé de 66 ans. Il laissa une nombreuse postérité, Jacques, son troisième fils, continua la descendance des marquis d’Ars, et épousa, en 1662, Marie de la Tour de Saint-Fort.

Paul de Lacroix, dans "La Fronde en Angoumois"


[1Mercure français, annexe 1624, tome VII, page 520. — Archives de la maison de Caumont La Force.

[2Gazette de France, 1641.

[3Beauchet-Filleau, Familles de l’ancien Poitou.

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