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Vous êtes ici : Accueil » Chronologie de l’histoire locale » La Renaissance » 1515 - 1547 - Le règne de François 1er » 1517 - Edit de François 1er - L’Amiral et les gardes-côtes

1517 - Edit de François 1er - L’Amiral et les gardes-côtes

D 19 août 2018     H 23:02     A Pierre     C 0 messages     A 7 LECTURES


Le premier texte officiel que nous connaissons sur la mise en place de milices gardes-côtes est un Edit de 1517 de François 1er. En réalité, cet édit traite des pouvoirs et devoirs de l’Amiral de Bretagne et de Guyenne, Louis II de la Tremouille. Le sujet des gardes-côtes n’est traité que dans les deux derniers articles de cet Edit, à propos des règles de rémunération de l’Amiral. En temps de guerre, l’Amiral est payé par les amendes dues par les gardes-côtes absents...

Nous allons suivre, au fil des siècles, l’évolution de cette institution très présente en Saintonge et en Aunis.

Source : Recueil des anciennes lois françaises, depuis l’an 420 jusqu’à le Révolution de 1789 - MM Isambert, Decrusy et Armet - T XII - Paris - 1827 - Google livres

Pour suivre l’histoire des gardes-côtes dans Histoire Passion

Voir en ligne :

N° 54 — Édit portant règlement sur la course maritime la juridiction de l’amiral

Abbeville, juillet 1517.

Louis II de la TremoilleFrançois, etc. Comme nous ayons esté deuement advertis tant par les plaintes qui nous ont esté faites par plusieurs seigneurs, gentilshommes, et marchands fréquentans la mer, que par ce que nous en a esté dit et remonstré par nostre bien-amé et féal cousin, conseiller et premier chambellan, Loys, seigneur de la Tremoüille, comte de Guines et de Benon, vicomte de Thoüars, prince de Taillemont, baron de Cran, et Sully, et admiral de Guienne et de Bretagne, que plusieurs irréparables maux, pilleries, larrecins et meurtres se sont par cy devant commis et commettent chacun jour sur la mer, tant par nos subjets mesmes, qui sous ombre de nos guerres, et pour vouloir gaigner ou autrement, mettent sus quelques navires, sans congé de nostredict admiral, et pillent, robent et détroussent les marchands de nostre royaume, et ceux de nos amis et alliez, qu’aussi par nos ennemis, qui souventesfois rencontrent lesdictes navires de tels gens, qui ainsi se sont mis sus, mal équippez et fournis de gens de peu d’effet, qui le plus souvent y reçoivent dommage et honte, par faute que l’ordre ancien, qui en tel cas souloit estre observé et gardé, n’y est aucunement tenu.

Et que toutes telles choses de peu à peu par la longueur de temps se sont abolies, au grand scandale, vitupère, dommage, détruisement, et déshonneur de nous, et de nostre royaume, et plus seroit à l’advenir, s’il n’estoit sur ce pourveu de remède convenable.

A cette cause par l’advis et délibération des princes et seigneurs de nostre sang, et gens de nostre conseil, après avoir eu les opinions de plusieurs gens de bien et notables personnages, cognoissans au faict de la mer, avons fait les ordonnances cy après ensuyvans touchans les privilèges qui appartiennent à l’office de l’admiral de Guienne, qui ce jourd’ltuy ont esté leues en nostre conseil, en la présence de nous, et eux.

...

(29) Et pour les guets qui ont accoustumé estre faits en temps suspect de guerre sur les costes de la mer, nostredict admirai (s’il voit que bon soit) pourra deux fois l’an faire faire la monstre de tous les hommes des paroisses subjets aux guets de ladite
mer, pour s’en servir pour la défense de la coste si le cas le requiert , et contraindre eux armer et embastonner, comme il appartient.

(30) Quand besoing seroit, nostre admiral pourra faire faire le guet sur la coste de la mer, par les hommes sujets audit guet, et tel nombre de gens qu’il adyisera pour le mieux, c’cst à sça- voir de jour par fumées, et de nuict par signes de feu„ ainsi qu’en tel cas est accoustumé, et à ce juré : et en cas d’inobédience contraindra lesdits hommes subjets audit guet par prise de corps et de biens. Et en chacune coste nostredit admiral doit visiter ou faire visiter, s’ils y font leur devoir, à ce qu’inconvénient n’en advienne. Et voulons expressément que nostredit admiral soit obéy comme nostre personne, par toute la coste de la mer ès choses touchans et concernans le fait de son office, à qui que les terres et seigneuries soyent, ou puissent estre, sans aucune contradiction.

(30) Au regard desdits guets, qui ont accoustumé estre payez à nostredit admiral par les hommes des paroisses subjettes audit guet, nous voulons et entendons qu’ils soyent payez à nostredit admiral en temps de paix, au taux ancien et accoustumé, ainsi qu’il est fait de toute ancienneté : mais en temps de guerre, ou temps suspect de guerre, et il fust ordonné par nostredit admiral faire le guet le long de ladite coste, il ne s’en payera aucune chose, attendu que le guet s’y fera, réservez les défaillans audit guet, qui le payeront avec l’amende du défaut. Et aura nostredit admiral, ou son clerc de guet, qui tiendra papiers et registres desdits défaillans : lequel apportera à nostredit admiral, ou autre qu’il commettra pour luy, lesdits papiers et registres, pour faire contraindre lesdits défaillants à luy payer ledit guet et défaut : lequel défaut sera taxé à tel prix qu’il a accoustumé estre payé.

Si donnons, etc.

...
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pour en savoir plus sur : 1515-1547 François Ier - 16e siècle - Gardes-côtes - Marine - Tremoille - Trimouille (de la) -

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