Histoire Passion - Saintonge Aunis Angoumois

Accueil > Hommes et femmes de notre histoire > Grandes familles > Porte (de la) ou de la Porte-aux-Loups > Gnalogie de la famille de la Porte (ou de la Porte-aux-Loups)

Gnalogie de la famille de la Porte (ou de la Porte-aux-Loups)

mardi 29 septembre 2009, par Pierre, 13926 visites.

Une famille bien implante en Angoumois et Saintonge.
Devant une gnalogie aussi convaincante, il faut rester prudent, en se rappelant qu’un tel document a pour but de justifier des privilges, et que les gnalogistes ont horreur des cases vides.
Les commentaires qui accompagnent celle-ci ont un but pdagogique, et mritent le dtour.

Source : Gnalogie de la famille de la Porte en Prigord, Angoumois Saintonge, Guienne, Poitou, etc. - Angoulme - 1857 - BNF Gallica



ARMES : D’azur, la fasce compone d’or et de gueules, de six pices, accompagne de deux loups passants d’or, un en chef, l’autre en pointe.

Couronne : De Comte. — Tenantes : Deux sauvages.

DE LA PORTE

LA famille DE LA PORTE est noble d’ancienne extraction, et on la voit figurer avec honneur une poque trs recule de nos annales.

Jusqu’ici elle n’a point trouv d’historien, et nous sommes heureux d’avoir pu, l’aide de titres authentiques, dresser sa gnalogie, qui se recommande par l’exactitude scrupuleuse avec laquelle nous avons analys les lments nombreux dont elle se compose.

La famille DE LA PORTE dont il s’agit n’a point de communaut d’origine avec une autre du mme nom, qui, fixe en Poitou, a fourni les seigneurs des Vaux, du Theil, etc. Cette dernire, galement fort ancienne, est du nombre de celles dont MM. Beauchet-Filleau et de Cherg ont publi les Gnalogies dans le Dictionnaire des Familles de l’ancien Poitou , 1840-1854, tom. II, pag. 541 et suiv.

Il a exist et il existe encore en France beaucoup de familles de ce nom, toutes trangres celle qui fait l’objet de cet article ; nous citerons, par exemple, celle qui, fixe en Limousin et dite des seigneurs de Lissac, de La Retaudie, etc., fut confirme aussi dans sa noblesse, en 1667, par M. l’intendant Daguesseau.

Les. membres de la famille dont nous allons nous occuper sont toujours qualifis dans les titres latins et franais les plus anciens, comme avaient seuls le droit de l’tre les descendants de race noble ; ils sont appels tour tour :
Domicellus, damoisel [1] ; nobilis vir, noble homme ; sculifer, cuyer ; noble et puissant, haut et puissant seigneur, messire, etc.

Cette famille, plus particulirement connue de nos jours sous le nom de DE LA PORTE-AUX-LOUPS , cause des deux loups qui figurent dans ses armoiries, a possd successivement en Prigord, en Angoumois, en Saintonge, en Poitou, en Guienne, etc., un grand nombre de seigneuries et fiefs importants. La terre de LA PORTE DE LUSIGNAC, au diocse de Prigueux, parat avoir t son berceau ; car on lit dans le contrat de mariage de 1382, crit en latin : Arnaldus de Port, Domicellus, parochianus Ecclesiae de Lugniacho, Petragoricensis Diocesis.

Noms isols

RAYMOND DE LA PORTE, qualifi Damoiseau, ratifia le don fait par feu Pierre DE LA PORTE , son aeul, d’une rente sur des fonds situs au lieu de Saint-Jean-de-Ligoure, en faveur des pauvres de Saint-Grald de Limoges, le 12 des calendes d’aot 1249, Sign DUROUX. (Tableau gnalog., etc., de Waroquier, Paris, 1787, 5e vol., in-12.)

Nous ignorons si frre AUDEBERT DE LA PORTE , chevalier templier, qui comparaissait, en 1309, devant les commissaires du Pape, tait de cette famille.

BERTRAND DE LA PORTE fut tu la bataille de Poitiers et inhum aux Jacobins (1356).

PIERRE DE LA PORTE tait, en 1370, garde du scel du prince de Galles, Niort.

HUGUES DE LA PORTE, cuyer, partage, le 25 septembre 1431, avec RENE, son frre, la succession de Jeanne DE QUERVILLE, leur mre, dame de Beaulieu.

JEAN DE LA PORTE servait pour son pre, comme brigandinier du seigneur de Jarnac, en 1467.

ITHIER DE LA PORTE servait, en qualit d’homme d’armes du seigneur de Jarnac, au ban de 1467.

RAIMOND DE LA PORTE fut nomm, conjointement avec Dominique DE ROMEFORT (l’un et l’autre qualifis nobles), le 25 novembre 1490, excuteur testamentaire d’Anne ou Agns, dame de Chtillon, qui avait pous : 1 Guillaume Malet, gouverneur du chteau d’Exideuil, l’une des plus fortes places du Prigord, lors du sige et de la prise qu’en firent les Anglais ; 2 Jacques d’Essandon.

M. du Fourny, dans un de ses recueils ayant pour titre : Extrait d’inventaire des Comt de Prigord et Vicomte de Limoges (voy. Pons, La Porte, pag. 71), cite :

AIMERI DE LA PORTE et Marguerite DE PONS, sa femme, qui reurent assignation de la part de Renaud de Pons, seigneur de Bragerac, pour avoir lui payer cent vingt livres prigourdines de rente, assises en plusieurs lieux et terres, situs dans la Chtellenie de Montignac, l’an 1304, die Jovis post festum B. Andreae apostoli.

JACQUES DE LA PORTE , cuyer, seigneur de Florac, reoit le 2 dcembre 1494, de N. Mosnier, veuve, cause et au nom des enfants ns d’elle et de Jacques du Sault, cuyer, son mari, hommage pour certains fiefs situs vers La Vallade, etc., tenus de lui de temps immmorial, au devoir de gants blancs apprcis douze deniers, payables mutation d’homme.

(Orig. lat. pass Florac, logis dudit seigneur DE LA PORTE, par Michel Roy, clerc-notaire et jur, garde scel Angoulme.)

SAMUEL DE LA PORTE, cuyer, sieur de Bois-de-Ret, eut pour femme Esther MEHEE, qui demeura sa veuve, et se remaria avec Lonard de Puygnion, cuyer, sieur de Montagan. Il en eut :

1 SAMUEL, baptis dans l’glise rforme d’Archiac, le 8 novembre 1605 : parrain, Jean Girard, cuyer, seigneur de Clairon ; marraine, Hippolyte DE LA PORTE, damoiselle, sa soeur ;

2 HIPPOLYTTE ;

3 JACQUETTE.

SAMUEL DE LA PORTE, cuyer, seigneur de Bois-de-Ret et de La Laigne, paroisse de Sainte - Leurine, en Saintonge, eut pour femme Elisabeth DE PERREAU , fille de David, cuyer, seigneur de Lisle et du Puydavaill, en Angoumois, et qui, devenue veuve, tait en instance devant le parlement de Bordeaux, en 1643, tant pour elle que pour

ISAAC DE LA PORTE, cuyer, seigneur de Fleurac, avait pous Marie PETILLAUD , qui, devenue veuve, tait en instance devant le parlement de Bordeaux, ainsi qu’Hippolyte et Jacquette DE LA PORTE , damoiselles, Pierre de Chivres, cuyer, seigneur de Rouillac, Charles de Beaumont, cuyer, et autres. (Arch. dpart, de la Charente.)

CHARLOTTE DE LA PORTE pousa Franois D’ALOIGNY, cuyer, seigneur de Bonneval, paroisse d’Escurat, lection de Saintes, qui fut maintenu dans sa noblesse, en 1663 , par M. Pellot, intendant de Limoges. Il vint de ce mariage deux enfants : Jean et Franois. (Bull, de la Soc. arch. et histor. du Limousin, tom. VI, 3e livr., pag. 182.)

RENE DE LA PORTE, fille ane du seigneur de Lusignac, doue d’un rare mrite et d’une grande pit, pousa Etienne CADIOT, cuyer, seigneur de Saint-Paul, fils de Jean, cuyer, seigneur de Pontenier et de Laudebert, maire d’Angoulme en 1686. Il y a eu des enfants de cette union.

A l’poque o les barons de Mirambeau, les sires de Pons, les seigneurs de La Rochefoucauld, de Rabaine, de Beaumont, de Jonzac, de Montendre, d’Aubeterre, de Rioux, de Jarnac, etc., s’empressaient d’adopter les doctrines que Calvin prcha pendant trois ans dans la Saintonge et l’Angoumois, aprs avoir t forc de quitter Paris (vers 1534), les seigneurs de La Porte se rangrent aussi du ct de la rforme et ne furent pas des moins zls la propager.

Voici la lettre crite par l’un d’eux M. de Collonge, au Bourg-de-Four, Genve, et conserve la Bibliothque de cette ville (section des manuscrits) :

Grce et paix par Jsus-Christ, nostre Seigneur.

MONSIEUR ET PRE

La grande moisson qui est par de-, et si peu d’ouvriers, nous contraint toujours d’avoir recours ceux par le moyen desquels Dieu nous en a pourveus jusqu’ prsent ; cette (fin), tant requis de l’glise de Cougnac qui est belle et florissante et en bonne libert, n’ai voulu faillir vous supplier par la prsente bien affectueusement d’en avoir piti, d’autant que s’ils ne sont secourus ce besoin, ils sont en danger d’estre dissips, comme vous pourra dire plus au long Mons. Gayon (neveu du lieutenant-criminel d’Engoulesme, que aucunement connoissez), prsentement porteur : lequel j’envoie exprs pour rendre plus ample tmoignage du zle qu’ils ont de persvrer de mieux en mieux. Je ne vous recommande plus au long cette affaire, d’autant que m’assure que ne dsirez plus en ce monde que l’advancement du rgne de Dieu. Par quoi je supplierai, Monsieur et Pre, qu’il vous maintienne sous sa protection et garde, me recommandant bien humblement vos bonnes grces et prires, comme aussi fais-je Mademoiselle vostre bonne.

Partie de nostre maison de Fleurat, ce 12 juin 1561.

Vostre bien humble et obissant fils vous faire service,

DE LA PORTE.

On trouve dans le Nobiliaire de La Rochelle :

DE LA PORTE, seigneurs de La Vallade, de Beaumont, de Saint-Genis, de Srignac, etc., 1481. — 17 mai 1699. (C’est--dire ont prouv leur noblesse depuis 1481, et ont t maintenus par jugement du 17 mai 1699.)

Seigneurs de Fleurac, de Chastillon, de la Fenestre, de la Cour, etc., 1481. — 10 juin 1699.

La gnalogie qui va suivre a t dresse surtout l’aide des nombreux documents qui nous ont t fournis par M. Armand DE LA PORTE, de Poitiers, l’un des reprsentants actuels (1857) de cette maison, et nous devons dire que peu de familles sont mme d’tablir, par titres originaux, une filiation aussi authentique depuis prs de six sicles.

Les mmoires domestiques font remonter, le premier degr de cette gnalogie Pierre DE LA PORTE, damoisel, qui vivait vers l’an 1000 ; mais nous avons mis de ct tout ce qui ne repose pas sur des preuves positives.

Branche de Lusignac.

 Ier. — PORTE (GEOFFROY DE LA), chevalier, vendit, le 8 des ides du mois d’octobre 1262, les terres de La Bachelerie Guillaume Bachelard, du consentement de ses enfants, qui taient :

  • 1 ITHIER, qui suit ;
  • 2 AYMAR.

 IIe. — PORTE (ITHIER DE LA), chevalier, seigneur dudit lieu, vivait encore en 1290 et 1295, et eut pour enfants :

  • 1 ARHAUD, qui suit ;
  • 2 GEOFFROY, domzel de Lusignac ;
  • 3 MARIE, marie avec Pierre HLIE, damoisel.

 IIIe. — PORTE (ARNAUD DE LA), damoisel, vivait en 1301.

 IVe. — PORTE (ITHIER DE LA), damoisel, seigneur de La Porte-Lusignac, fils du prcdent, vivait en 1340.

 V — PORTE (ARNAUD DE LA), cuyer, seigneur de La Porte-Lusignac, fils du prcdent, pousa en 1370 Huguette FOUCAULD, dont :

  • 1 AYMAR, qui suit ;
  • 2 ANNE ou AYVE (Ayva dans un titre latin).
    Ils passaient ensemble une transaction en 1400, devant l’official de la cour de Prigueux, au sujet de la revendication faite par Anne des choses qui lui avaient t promises en dot par Ithier et Arnaud DE LA PORTE, ses grand-pre et pre, lors de son contrat de mariage avec lie DE ROUX (Helias Ruphi), de la paroisse de Montberlou ou Montbourlet, en Prigord, dont elle tait alors veuve , ayant un fils nomm Elie.
  • 3 MARIE, marie avec Graud DE CHANDERIC , damoisel, seigneur de La Roche-Chanderic (aujourd’hui La Roche-Chandry), commune de Mouthiers, prs d’Angoulme. Lors de la rdaction de son contrat, crit en latin, le 22 septembre 1382, elle fut assiste de son pre, dit paroissien de l’glise de Lusinhac (Lusinhaco), diocse de Prigueux, et de son oncle Pierre de Foucauld (Petrus Fulcaudi), abb de l’ordre de Saint-Benoist, au monastre de Brantme.

 VIe. — PORTE (AYMAR OU MARONNET DE LA) , cuyer, rendit hommage, le 13 mai 1400, Pierre, vque de Prigueux, cause de la viguerie du bourg de Lusignac et du Mas du Colombier, comme hritier de son pre.

Il pousa : 1 Marie COTHETE ; 2 Marie DE LILLE , dame de Florac, paroisse de Vaux, en Angoumois, qui tait sa veuve le 14 septembre 1453, lorsqu’elle fit son.testament devant Pierre Blanchard, garde du scel Jarnac-Charente.
Elle y stipula qu’elle voulait tre enterre dans l’glise de Vaux, o reposaient ses anctres, devant l’autel de sainte Catherine ; constitua des dons en faveur des Carmes de La Rochefoucauld, des Prcheurs et des Cordeliers d’Angoulme et de Prigueux, des glises de Vaux, Mrignac, Rouffignac, chalat et Lusignac ; donna la moiti de ses meubles Marie du Barry, veuve de son fils an, dcd rcemment, l’instituant en mme temps son excutrice testamentaire, et lgua l’autre moiti aux enfants de son dit fils ; ordonna que Guillaume, son autre fils, prieur de Nontron, ft nourri et entretenu sur les revenus de ses htels et domaines, ainsi qu’Agns , sa fille, laquelle elle donna une vigne avec des revenus ncessaires sa vie et son entretien sur les htels de Florac, Laubetour. La Villette et La Porte de Lusignac.

Aymar de La Porte eut du premier lit :

  • 1 ALAIN, qui suit ;

Et du second lit :

  • 3 GUILLAUME
  • 4 AGNS.

NOTA. L’historien La Chesnaye des Bois a commis une erreur en indiquant dans l’ordre suivant les enfants d’Aymar : Elie, Alain, Guillaume, Almoidis.

 VIIe. — PORTE (ALAIN DE LA), cuyer, seigneur de La Porte-Lusignac, pousa en 1440 Anne ou Agns DE PLEIDERAN, dame de Champniers, en Prigord, Cabras et Chambon, dont il eut :

  • 1 JEHAN, qui suit ;
  • 2 TRISTAN, chevalier (miles), seigneur de La Veitour.

Ils sont tous qualifis nobles et puissants (nobiles et potentes), dans une transaction qu’ils passrent au chteau de Limoges, le 3 aot 1498, au sujet des contestations qui s’taient leves entr’eux relativement la succession et au partage des biens de leurs auteurs, et pour lesquels ils taient en instance devant la cour noble de Prigueux.

 VIIIe. — PORTE (JEHAN DE LA), cuyer (scutiferus, dans le titre latin prcit), seigneur de La Porte-Lusignac, Champniers, etc., pousa en 1480 Jeanne DU BARRY DE LA RENAUDIE , issue d’une famille du Prigord qui a fourni le chef de la conjuration clbre connue sous le nom de conjuration d’Amboise (1560).

De ce mariage sont issus :

  • 1 JEHAN, qui suit ;
  • 3 Autre JEHAN, protonotaire du Saint-Sige apostolique ;
  • 4 PAUL.

 IXe. — PORTE (JEHAN DE LA ), cuyer, seigneur de La Porte-Lusignac, etc., pousa : 1 En 1522, Catherine DE LA BALME ou DE LA BAUME ; 2 Lonarde JOUMARD.

Du premier lit, il eut :

  • 1 RAIMOND, qui suit ;
  • 2 BERTRAND ;
  • 3 JACQUETTE ;
  • 4 MARIE.

Du second lit, il eut :

  • 5 JEHAN ;
  • 6 GUILLAUME.

Il testa le 11 octobre 1540, fit des legs tous ses enfants, institua Bertrand, son second fils du premier lit, son hritier universel, et lui substitua ses autres enfants.

 Xe. — PORTE (RAIMOND DE LA), cuyer, seigneur de La Porte-Lusignac, etc., pousa en 1566 Marguerite DE LAMRERT , fille de Bertrand, magistrat au sige de Prigueux, et de Jeanne de Caux, dont il eut JEHAN , qui suit :

 XIe. — PORTE (JEHAN DE LA), cuyer, seigneur de La Porte-Lusignac, etc., pousa en 1611 Franoise DE BEYNAC, de la famille de l’un des quatre premiers barons du Prigord, fille de Jehan, cuyer, seigneur de La Roque et de Tayal, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme ordinaire de sa chambre, capitaine de cinquante hommes d’armes de ses ordonnances, et de Marie de Fumel. Il en eut :

  • 1 PIERRE, qui suit ;
  • 2 FRANOIS, capitaine et major de la ville et citadelle de Metz ;
  • 3 Autre PIERRE , prieur de Cornuel et cur de Lusignac ;
  • 4 ELIE ;
  • 5 FRANOISE ;
  • 6 Autre FRANOISE.

 XIIe. — PORTE (PIERRE DE LA), cuyer, seigneur de La Porte-Lusignac, baron de la Saludie, pousa en 1651, Marie DE LAGEARD, fille de Philippe, chevalier, seigneur de Saint-Martial, grand-snchal d’Angoumois, et de Rene Goulard, dont il eut :

  • 1 LIE,
  • 2 JEHAN, qui suit.

NOTA. Peut-tre que ces deux prnoms d’lie et de Jehan appartenaient au mme personnage.

 XIIIe. — PORTE (JEHAN OU ELIE-JEHAN DE LA), chevalier, seigneur de Lusignac, pousa en 1674 Marthe DE LA TOUSCHE, fille de Jacques, cuyer, seigneur de Chillac, et de Marguerite Chollet. De ce mariage :

  • 1 JEANNE, femme de Pierre DE LAGEARD, comte de Cherval, son cousin germain, grand-snchal d’Angoumois, fils an de Jean-lie, aussi grand-snchal, et de Marguerite de La Tousche.

La maison de Lageard a possd, de pre en fils, pendant huit gnrations, la charge de snchal d’Angoumois, jusqu’ Pierre de Lageard, comte de Cherval
petit-fils du mari de Jeanne de La Porte ; il tait encore revtu de cette charge en 1789, lorsqu’il convoqua et prsida l’assemble gnrale des Trois-Ordres de la snchausse d’Angoumois. Elle porte pour armoiries : d’azur au lion d’argent arm et lampass de gueules, accompagn d’un croissant d’argent, contourn et plac au ct snestre de l’cu, en chef.

  • 2 MARIE, ne le 26 janvier 1680, reue chanoinesse de Saint-Cyr au mois d’octobre 4688, sur preuves de sa noblesse.

Nous ignorons si cette branche ane, dont nous ne trouvons plus dsormais de traces, s’est teinte dans ces deux filles.

Seigneurs de Florac ou Fleurac, de la Vallade, de Chatillon, de Fontguyon, de Saint-Genis, de Mirambeau, de Courpignac, de Beaumont, de Cravant, etc.

 VIIe. — FORTE (LIE DE LA), fils pun de Aymar ou Maronnet de La Porte et de Marie de Lille, rapports au VIe degr du Ier, cuyer, seigneur de Florac , fit le 4 mai 1469, d’un commun accord avec Franois , son fils , un arrentement, sous le scel de Jarnac, de certains domaines sis chalat, Thvenot Delabrousse, dit Barberousse.

Mari en 1433 Marie DU BARRY DE LA RENAUDIE , dame de La Vallade, en Prigord, il en eut :

  • 1 ITHIER, cuyer, seigneur de Florac, mentionn dans le testament de Marie de Lille, sa grand’mre, dans celui de Franois, son frre, et dans le contrat de mariage de son neveu Ithier, fils dudit Franois, acheta conjointement avec ce dernier certains domaines situs Florac, par contrat du 21 octobre 1469, pass devant les notaires de la Chtellenie de Jarnac ; reut, le premier vendredi d’aot 1455, l’hommage de Roland Mosnier, bachelier s-lois, pour ce qu’il tenait de lui, comme l’avaient fait ses prdcesseurs, aux environs de La Vallade, d’Echalat, de Douzac, etc., au devoir de certains gants blancs, apprcis douze deniers, a mutation d’homme , etc. ( Nobilis vir Ytherius de Porta, dominus de Floraco.)
    Il pousa N., dont il eut deux enfants : JEHAN , cuyer, seigneur de Florac ; autre JEHAN , cuyer, seigneur de La Vallade. Nous ignorons leur sort,
  • 2 FRANOIS, qui suit ;
  • 3 PIERRE ;
  • 4 MARGUERITE ;
  • 5 HENRIETTE ;
  • 6 JEHANNE, marie en 1466 noble homme Pierre de Jussac, cuyer seigneur d’Argentine, qui en tait veuf le 20 mai 1490, lorsqu’il passait un accord devant J. Mangot et Bertrand Richard, notaires Angoulme, avec Ithier de La Porte, son beau-frre.

Henriette et Jehanne sont mentionnes dans le contrat de mariage de leur neveu Ithier de La Porte, fils de Franois.

Pierre et Isabeau sont cits dans le contrat de mariage de Franoise de La Porte avec Jehan de Gascougnolles, dont il sera ci-aprs parl.

 VIIIe. — PORTE (FRANOIS DE LA), cuyer, seigneur de La Vallade et de Fontguyon, pousa : 1 en 1461, Marguerite DE TURPIN DE CRISS , fille de Jacques, cuyer, seigneur de Montoiron, de Criss, etc., et d’Isabelle Chabot [2], sa seconde femme ; 2 Marguerite DE COUSSY, de laquelle il n’eut point d’enfants.

Il testa, le 3 octobre 1481, l’abbaye de Bassac, et ordonna qu’on l’inhumt dans l’glise d’Echallat, et qu’on y clbrt trois services pour le repos de son me, de celle de sa premire femme et de ses pre et mre, et parents et amis trpasss. Il mourut probablement peu de temps aprs, car, le 21 janvier 1482, il fut fait une transaction entre Ithier de La Porte, son frre, curateur de ses enfants, et Marie de Coussy, sa veuve, pour lors remarie Jehan N. (nom illisible dans l’acte), cuyer, seigneur de La Matassire.

Il eut pour enfants, de sa premire femme :

  • 1 ITHIER, qui suit ;
  • 2 GUILLAUME, cuyer, seigneur de Fontguyon, qui,le 29 mars 1492, cdait une pice de terre, prs du chemin de la Font-du-Peyrat au Maignon, Ithier, son frre an, pour y btir une maison. Ils obtinrent l’un et l’autre du roi Louis XII, le 27 octobre 1498, des lettres pour agir contre le prieur de Saint-Genis, et firent, le 15 novembre 1307, avec Jehan et autre Jehan de La Porte, leurs cousins germains, un partage au moyen duquel l’htel noble de Florac fut attribu Jehan l’an ; celui de La Vallade avec tous ses droits, prrogatives, prminences, droits seigneuriaux, fonciers et directs, dans les paroisses d’Echallat, Douzac, Hiersac, Asnires et Saint-Amant-de-Noure, fut attribu Ithier ; Jehan le jeune eut pour sa part des dpendances de ces domaines ainsi que de l’htel de Fontguyon, qui demeura Guillaume qui l’avait fait construire. Ces domaines s’tendaient sur les paroisses de Vaux, Foussignac, Mrignac, Echallat, Douzac, Hiersac, Asnires, Saint-Amant-de-Noure. Guillaume eut peut-tre pour femme Bernarde DE BARBEZIRES. (Dom Fonteneau, 82. )
  • 3 PIERRE, dont nous ignorons le sort ;
  • 4 CATHERINE , marie par contrat du 20 dcembre 1486 , pass La Vallade devant Rousselot et Groleau, notaires du scel de Villefagnan, avec Franois Marcosseau, cuyer, seigneur de Luchat, fils de feu Jehan et de Christine N. ;
  • 5 JEHANNE ;
  • 6 ISABEAU, qui fit un change avec Marie Corgnol, veuve d’Ithier, son frre, et testa, le 25 octobre 1523, en faveur de Jehan, son neveu, fils dudit Ithier.

 IXe.— PORTE (ITHIER DE LA), cuyer, seigneur de La Vallade et de Chtillon, obtint des lettres du roi Franois Ier pour se faire rendre hommage de la seigneurie de Florac. Il se maria, par contrat pass Roffiac ( peut-tre Ruffec), le 18 novembre 1486, devant Maud et Martin, notaires du scel de Courcosme, avec l’agrment d’Ithier de La Porte, cuyer, seigneur de Florac, son oncle et curateur, avec Marie COURGNOLLE (DE CORGNOL), dame de Chtillon [3] et de Mirebazain, en Poitou, fille de feu Collin, cuyer, seigneur desdits lieux et de Fontenille, et de Marie de Massougne.

De ce mariage sont issus :

  • 1 JEHAN, qui suit ;
  • 2 FRANOISE, marie, par contrat pass La Vallade devant Boydon, notaire, le 9 juin 1513, avec Jehan DE GASCOUGNOLLES, cuyer, seigneur de La Tailhe, fils de feu Pierre, cuyer, et de Marguerite Thibaud. Ils transigeaient, le 29 dcembre 1517, avec lesdits seigneur et dame de La Vallade, au sujet des clauses de ce contrat et notamment de l’abandon de certains droits, sis Boisbretier et Benetz, consistant en maisons, fuies, garennes, pcheries, etc.
  • 3 GUIONNE, marie : 1 par contrat pass La Vallade, le 21 janvier 1531, avec Jehan DU CLAVEAU , cuyer, seigneur de Puyviaud, fils de feu Henri et d’Antoinette Voussard ; 2 avec Loys Auldureau, cuyer, seigneur de Luchat, paroisse de Chassors ;
  • 4 MARGUERITE, marie avec Pierre DU PLESSIS , cuyer, seigneur dudit lieu et d’Auge, veuf de Marie de La Faye, dont il avait des enfants. Leur contrat fut pass La Vallade, devant Mathieu Mesnard, notaire royal, le 21 juin 1556. Le 18 fvrier 1572, elle fit donation, devant Cybard Couriaud, notaire, Raimond Desmier, cuyer, seigneur du Breuil, de Blanzac et des Barrires , et Christine du Plessis, sa femme,
  • 5 MADELEINE, marie, le 20 dcembre 1539, Elie DE POULIGNAC (Polignac), cuyer, seigneur des Fontaines, etc., fils de Franois, seigneur dudit lieu, et de Louise de La Mothe, qui tait elle-mme fille de Guillaume, cuyer, seigneur de Saint-Sverin, et de Catherine Poussard ; ils taient dfendeurs, le 26 novembre 1551, contre Jehan ou Jacques de Lille, cuyer. Ils testrent le 23 novembre 1568, et laissrent six enfants. (Voy. La Chesnaye des Bois, art. de Polignac. )

 Xe. — PORTE ( JEHAN DE LA) , cuyer, seigneur de La Vallade, Florac, Fontguyon, Chtillon , etc., obtint des lettres du roi, le 9 novembre 1542, pour se faire payer certaines sommes, rentes et dmes ; rendit hommage, les 18 juin 1541 et 2 juin 1543, tant pour lui que pour sa sœur Marguerite, des htels et fiefs de Florac et de La Vallade, paroisses d’Echallat et de Mrignac, en Angoumois, et de Chtillon et de Mirebazain, en Poitou ; passa un accord, le 2 aot 1554, devant Carmignac et Chaboutant, notaires de la baronie de Ruffec, avec Loys Corgnol, cuyer, seigneur de Maigne, son beau-frre, au sujet de la seigneurie de Chtillon, et rendit hommage, le 19 juin 1560, au comte Franois de La Rochefoucauld, chevalier de l’ordre du roi, chtelain de Montignac, tant pour lui que pour les autres hritiers de feu Guillaume de La Porte, cuyer, seigneur de Fontguyon, son oncle.

Il tait lieutenant du chteau et ville de Blaye-sur-Gironde, et fit montre comme tel et exempt des ban et arrire-ban, les 2 juillet 1553, 20 avril 1554, 23 avril et 20 mai 1555, 6 et 8 juillet 1557, 20 avril 1558 et 2 septembre 1560.

Il pousa Marguerite DE POULIGNAC (Polignac) [4], dame de Fontguyon, fille de Gaspard, cuyer, seigneur des Roys et des terre et chtellenie de Saint-Germain de Lusignan, joignant celle de Jonzac, en Saintonge, gouverneur pour le roi des chteau et ville de Blaye, et de feue Gracienne ou Marie de Gassier, dame de Jaux, en Mdoc, sa premire femme. Le contrat fut pass La Vallade, le 28 septembre 1535, en prsence de Loys de Norriger, cuyer, seigneur de Moulidars ; de Paul Desmier, cuyer, seigneur de La Tour-Blanche ; de Jehan Desmier, cuyer, seigneur de Lerce.
De ce mariage sont issus :

  • 1 PIERRE, qui suit ;
  • 2 TRISTAN ;
  • 3 JACQUES ;
  • 4 JEHAN, cuyer, seigneur de Vieilleville, de Saint-Amant-de-Noure, en Angoumois, et de Beaucaire, confirm dans sa noblesse, Saint-Jean-d’Angly, le 6 fvrier 1599, par MM. Debloys et Razin, commissaires du roi, pousa Louise DE POLIGNAC, sa cousine germaine, fille d’Elie, cuyer, seigneur des Fontaines, etc., et de Madeleine de La Porte ;
  • 5 LOUIS , cuyer, seigneur de Fontguyon [5], paroisse de Saint-Amant-de-Noure, chevalier de l’ordre de Saint-Jean-de-Jrusalem, dit de Malte, en 1561, rendit en 1536 plusieurs aveux au roi, cause de son duch d’Angoulme, et de sa barone de Chteauneuf ;
  • 6 ANTOINE, dit le baron ;
  • 7 JEHAN, dit. le Jeune, cuyer, seigneur du Pin, mari, par contrat du 11 juillet 1591, avec La BLANCHARD, qu’il laissa veuve avec une fille mineure nomme ANNE , qui se maria avec lie de Morel, cuyer, seigneur de Puyrousseau, qui transigeait, le 7 septembre 1625, devant Bonnin et Duviau, notaires de la barone de Couh, avec Jehan de La Minay, cuyer, sieur de Felet, second mari de La Blanchard. Elle fut dote de 3,000 livres par Isaac et Pierre de La Porte, ses cousins, qui en 1622 furent poursuivis pour acquitter le montant de cette somme, par les poux de La Minay ;
  • 8 FRANOISE, marie par contrat du 3 mars 1558, pass devant Mesnard, notaire royal Angoulme, avec Nicolas RAIMOND , cuyer, seigneur du Breuil, de Chadurie, et co-seigneur du Breuil de Dignac-en-Mirande ;
  • 9 MARGUERITE, marie, par contrat du 4 mars 1566, avec Antoine REGNAUD cuyer, seigneur de Saix ou Se ( aujourd’hui Sce, commune de Vars), en Angoumois, qu’elle laissa veuf, avec un fils nomm ABEL.

Jehan de La Porte et Marguerite de Polignac firent leur testament, le 28 dcembre 1571, La Vallade, donnrent les deux tiers de leurs biens Pierre, leur fils an, et l’autre tiers leurs enfants puns, dclarrent vouloir tre enterrs dans le tombeau de leurs anctres, dans le temple d’Echallat, et nommrent pour excuteurs testamentaires Louis de La Porte, cuyer, seigneur de Florac, leur cousin, et Louis de La Porte, chevalier de Malte. Ce testament fut modifi, le 8 dcembre 1583, par Jean, aprs le dcs de sa femme ; cette poque, leurs enfants, Tristan, Jacques et Marguerite, taient dcds, et il ne restait plus que Jehan l’an, dit Vieilleville ; Antoine, dit le baron Laussuppe ; Jehan le jeune, dit le marquis.

Jehan fut maintenu dans sa noblesse par sentence rendue Poitiers, le 20 novembre 1584, sur la vrification de ses titres, par Claude Mallon, conseiller du roi au Parlement de Paris.

 XIe. — PORTE (PIERRE DE LA), cuyer, seigneur de Chtillon et de La Vallade, fut gentilhomme de la chambre du roi Henri IV. Il pousa, par contrat du 28 juillet 1570, pass devant Couvidon, notaire en Angoumois, Jacquette de LIVENNE [6], dame de Saint-Genis, Vouzant, La Bergerie, etc., en Angoumois, de Dampierre-sur-Charente et du Puy-du-Mont, en Saintonge, fille de Pierre, chef de nom et armes de la famille, et de Marie de Livenne, seigneur et dame desdits lieux ; elle tait sa veuve le 1er juillet 1591, poque laquelle elle passait une transaction devant Maillocheau, notaire royal, avec Jehan de La Porte, cuyer, seigneur de Vieilleville, et autre Jehan de La Porte, cuyer, seigneur du Pin, ses beaux-frres ; elle fut confirme dans sa noblesse, le 6 fvrier 1599, par MM. les commissaires du roi.
De ce mariage sont issus :

  • 1 JEHAN, cuyer, seigneur de La Vallade, mari avec N., et dcd laissant une fille mineure lors du partage du 1er septembre 1607, prcit ;
  • 2 ISAAC, qui suit ;
  • 3 PIERRE, cuyer, seigneur de Saint-Genis et de La Vallade, mari avec Charlotte DE CURZAY, dont : — 1 JEAN, cuyer, seigneur de Linires, paroisse de Rouillac, mari, par contrat du 16 septembre 1636, avec Julie DE BECHET, dont il eut : JACQUES, cuyer, seigneur de Chtillon ; CHARLOTTE, pouse de Georges du Theil, cuyer, seigneur de La Garde ; ANNE , marie Gdon
    Bernard, cuyer, seigneur de Javerzat ; —2 JACQUES, cuyer, seigneur d’Anc, pour lequel on cra un curateur aux biens de ses pre et mre, le 13 juillet 1643, mari, par contrat du 30 novembre 1655, pass devant Lombard, notaire royal en Prigord, avec Franoise EYRIAUD , fille de feu Joseph, cuyer, seigneur de Lostange, qui avait pour frre Lonard, demeurant Barziez, paroisse de Champeau, en Prigord. Jacques de La Porte demeurait alors La Fentre, paroisse de Prignac, en Angoumois.
    Isaac et Pierre taient mineurs et sous l’autorit de Jehan de Saint-Gemme, cuyer, seigneur du Puy, lors du partage qui fut fait l’htel noble de Saint-Genis , devant Giraud, notaire Montignac, le 20 novembre 1602, de la succession de leur grand-pre paternel ; la seigneurie de La Vallade leur demeura exclusivement et ils la vendirent ensuite, par actes des 20 et 22 novembre 1602, reus Gibault, notaire royal Angoulme, Antoine Gandillaud, prsident au sige prsidial d’Angoulme.

Il fut procd Couh, le 1er septembre 1607, au partage de la seigneurie de Chtillon, par suite du dcs de Jehan de La Porte, cuyer, leur grand-pre, et d’Etienne (ce doit tre plutt Pierre) de La Porte, cuyer, leur frre, par acte reu Delabarde, notaire.

  • 4 MADELEINE, marie avec Bonaventure RENOUARD, cuyer, seigneur de Rochebertier, paroisse de Villoneuf (Vilhonneur), prs Montbron, en Angoumois ; elle tait spare de biens avec lui, le 1er septembre 1607, lors du partage avec Isaac de La Porte, son frre, mandataire en mme temps de Jacquette de Livenne, leur mre, douairire de Chtillon.

 XIIe. — PORTE (SAAC DE LA), cuyer, seigneur de Chtillon, Saint-Genis , La Vallade, pousa :

1 Louise DE PONS [7], fille de haut et puissant messire Jacques, chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, seigneur et baron de Mirambeau, seigneur de Courpignac en partie, de Brouage, Montelin et Pigneul, etc., issu des sires de Pons et l’un des frres d’armes de Henri IV, lorsqu’il tait prince de Barn et chef des protestants La Rochelle, et de feu Marie de La Porte, dame de Champniers et du Chambon, Le contrat fut pass le 22 juin 1603, au chteau de Mirambeau, devant Deschamps, notaire royal en Saintonge, en prsence de Jean de La Porte, cuyer, seigneur de Vieilleville et de Beaucaire, oncle du futur ; Jean de La Porte, cuyer, seigneur de La Vallade, son frre ; haut et puissant messire Nicolas de Bonnefoy, seigneur de Bretauville, chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi et gouverneur de la ville de Pons ; haut et puissant Arnaud de Piedmont, seigneur de Colombier et de Neufvy, gouverneur de la ville et chteau d’Angoulme ; haut et puissant Claude de Rouzires, seigneur de Cheronac et de Congonzac ; Jean de La Garde, cuyer, seigneur de Nanteuil et des Deffends ; Jean de Bonnefoy, cuyer, seigneur de La Gorce et de Maumont ; Abel Regnaud, cuyer, sieur de Sais ou Se (paroisse de Vars), Servolles et Fonciron, haut et puissant Benjamin de Ranconnet, seigneur des Coires, de Poullignac et du Repaire ; Jean de Mergey, cuyer, seigneur de Beaulieu et des Chastelards ; Jean de Saint-Genis, cuyer, sieur du Puy et de La Brunate ; et Pierre de La Porte, cuyer, sieur de La Resillire, tous parents du futur : et du ct de la future, de son pre ; haute et puissante dame Madeleine de Cruc, douairire de Rioux, Courpignac, etc., son aeule maternelle ; haut et puissant messire Jacques de Beaumont, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, seigneur de Rioux et de Beaumont, en partie, etc., ses oncles par alliance ; haut et puissant messire Louis Poussard, baron du Vigean, son cousin germain ; haute et puissante dame Jeanne d’Aubeterre, dame de Mirambeau ; Louise de Pons, dame d’Usson ; Esther de Pons, dame de Fors et du Vigean ; Jeanne de La Porte, dame de Rioux, ses tantes ; Claude Marain, cuyer, seigneur de La Vigerie, de Coussac ; et autres, ses parents et amis.
De ce mariage sont issus :

  • 1 JACQUES, qui suit ;
  • 2 N., capitaine d’une compagnie pied, dsigne sous le nom de Saint-Genis dans le sauf-conduit qui lui fut dlivr Cognac pour se rendre avec sa troupe de Pons Saint-Genis ;
  • 3 MARIE-MADELEINE, marie, par contrat du 27 fvrier 1630, pass devant Joyeulx, notaire royal, avec Jehan de Morel, cuyer, seigneur de Thiac, du Vigier de Salles et de Nanteuil, fils de feu Raimond, cuyer, seigneur desdits lieux, et de Jacquette Raimond ;
  • 4 LOUISE, dite majeure de 25 ans, le 19 janvier 1635, dans un accord pass Beaumont, devant Gouaud, notaire, entr’elle et Jacques et Madeleine, ses frre et soeur, avec messire Henri du Lau, seigneur de Cellettes, etc., au sujet du partage qui avait t fait en la Cour et Parlement de Bordeaux, le 2 janvier 4610, aprs le dcs de Jacques de Pons et de Marie de La Porte, seigneur et dame de Mirambeau, leur aeul et aeule. Elle pousa haut et puissant Daniel DE SAULIRES, seigneur de Nanteuil, en Prigord, qu’elle
    laissa veuf, avant le 14 mars.1657, avec des enfants dont l’an s’appelait ISAAC.

Isaac de La Porte vendit, le 22 juin 1646, Antoine Gandillaud, cuyer, sieur de Fontfroide et de Fontguyon, conseiller du roi, prsident au prsidial d’Angoulme, par acte reu P. Gibauld, notaire royal, la terre et seigneurie de La Vallade, consistant en maisons., btiments, jardins, garenne, fuie, terres, prs, vignes, domaines nobles et roturiers, mtairies de La Vallade et de L’Habit, agriers, cens, rentes, dmes infods, moulin, droits et devoirs seigneuriaux et honorifiques s-glises de Douzac et d’Eschallat.

Isaac de La Porte pousa en secondes noces Jacquette RAIMOND , veuve de Raimond de Morel, cuyer, seigneur de Thiac et du Vigier de Salles ; il n’en eut point d’enfants ; elle procdait, le 18 avril 1629, avec la procuration de son mari du 20 juin 1628, passe devant Joyeulx, notaire royal.

Il avait perdu sa premire femme avant 1632, car le 21 janvier de cette anne, il figure dans un acte pass devant Joyeulx, notaire royal hrditaire, comme administrateur de Louise, sa fille mineure , pour constituer son procureur (en mme temps que Jacques de La Porte, cuyer, seigneur de Mirambeau, Reaumont, Champniers en partie, etc.), messire Jean de Morel, cuyer, seigneur de Thiac, du Vigier de Salles et de Nanteuil en partie, afin qu’il ret des receveurs de Sa Majest la rente qui lui tait due, rsultant de la vente de Brouage, et qui lui avait t adjuge par sentence arbitrale du 2 janvier 1610 et par le partage des droits de la succession de feu Jeanne de Pons, leur tante ; il demeurait alors au repaire noble de La Bergerie, prs Vouzant.

 XIIIe —PORTE (JACQUES DE LA), cuyer, seigneur de Saint-Genis en partie, de Mirambeau [8] et de Courpignac, servit dans les armes du roi Louis XIII et reut de ce monarque, le 6 novembre 1635, une commission pour lever une compagnie de cent hommes de guerre dans le rgiment de Saintonge.

Il pousa, le 6 mai 1613, Catherine DE MOREL [9] , dame de Chadurie, fille ane de Raimond, cuyer, seigneur de Thiac et de Nanteuil, en Prigord, et du Vigier de Salles, et de Jacquette Raimond, relite dudit feu seigneur de Thiac, et qui tait pour lors femme du seigneur de Chtillon depuis le 6 mai 1613 ; elle avait pour frre an Jean de Morel, cuyer, seigneur de Thiac et du Vigier de Salles, g de 25 ans, demeurant au logis noble de Salles, baronie de Villebois (aujourd’hui La Valette), o fut pass le contrat devant Joyeulx, notaire royal, en prsence d’Isaac de Morel, cuyer, sieur de Loches, et de Pierre de Morel, cuyer, sieur de Saint-Martin, aussi ses frres puns ; de Jean de Morel, cuyer, sieur de La Chabaudie, et d’lie de Morel, cuyer, sieur de Puyrousseau, ses cousins germains ; de Franois de La Place, cuyer, sieur de La Prade ; et d’autres, ses parents et amis.

Il passa, le 22 novembre 1631, devant Jolly, notaire royal Angoulme, un accord propos de la succession de feu Madeleine de Cruc, dame de Rioux et de Beaumont, dont Louise de Pons, sa mre, qu’il reprsentait, tait lgataire, avec haut et puissant Henri du Lau, cuyer, seigneur de Chambon, Champniers et Cellettes, poux d’Henriette de Pons, fille de Jacques II, baron de Mirambeau, et de Marie de La Porte de Champniers, sortie d’une Beaupoil de Saint-Aulaire ; et haut et puissant Gdon de Pressac de Lioncel, baron de Lisle, en Prigord, et de La Chize, poux de Marie de Pons. Au moyen de cet arrangement, il demeura possesseur de la totalit de la terre et seigneurie de Beaumont [10].
De son mariage vinrent :

  • 1 HENRI, qui suit ;
  • 2 ARMAND, dont la filiation sera rapporte au V ;
  • 3 MADELEINE, marie, par contrat du 28 dcembre 1653, avec Charles DE LIVENNE, cuyer, seigneur de Grosbost, paroisse de Saint-Genis, fils de Pierre, cuyer, et de Rene de Montlieu ;
  • 4 JACQUETTE, marie, par contrat du 3 juin 1653, pass Saint-Genis, devant Couvidat, notaire royal, avec Jehan PRVOST, chevalier, seigneur de Moulins et Genac., fils an de Rgne, chevalier, seigneur de Moulins, et feu Madeleine de La Porte ;
  • 5 LOUISE , marie avec Pierre FAME , plutt FUME ou FUMEL , cuyer, dont une fille, nomme Marie, morte clibataire, en 1678, aprs le dcs de sa mre. Henri, Armand et Louise taient mineurs lors de l’inventaire qui fut fait le 21 juillet 1654, la requte de leur mre, aprs le dcs de leur pre, arriv au chteau de Saint-Genis le 18 juin prcdent, et passrent ensemble une transaction avec leur mre pour rgler leurs droits de succession, dont ils firent le partage le 26 mars 1656.

Jacques avait command une compagnie de cavalerie dans les troupes du prince de Cond, chef de la Fronde, sous la minorit de Louis XIV ; mais il dclara, le 21 mars 1652, devant le procureur du roi Saintes, vouloir profiter du bnfice de l’dit de Nantes, promettant de ne plus prendre parti ni porter les armes contre Sa Majest.

Sa veuve partagea, le 27 mars 1656, Beaumont, avec Henri, son fils ain, auquel demeura la seigneurie dudit Beaumont avec ses anciennes prcltures, ainsi qu’elles avaient t dtermines devant Cellier, notaire royal, par la transaction faite en 1616 par feu Madeleine de Pons, dame de Mirambeau, et ses cohritiers, en la succession de feu dame Madeleine de Crue. Elle mourut La Vigerie, paroisse de Cravant, le 7 juillet 1662 ; le 26 du mme mois, il fut procd l’inventaire de sa succession par le juge de la terre, seigneurie et juridiction de Saint-Genis.

 XIVe. — PORTE (HENRI DE LA), cuyer, seigneur de Beaumont, Cravant et Saint-Genis, avait obtenu, ds le 13 fvrier 1658, un jugement du sige prsidial de Saintes pour amener ses frres et soeurs au partage des biens dlaisss par Jacques de La Porte, cuyer, seigneur de Mirambeau, leur pre.
Ayant t assign Limoges, ainsi que son frre et Jean de La Porte, cuyer, sieur de Linires, pour avoir produire ses litres de gnalogie et noblesse, la requte de M. Daguesseau, commis par le roi la recherche des usurpateurs du titre de nobles et exempts des tailles dans la gnralit de Limoges et les lections de Saintes et de Cognac, il fut confirm dans les prrogatives dont il avait joui jusqu’alors, aprs avoir produit surabondamment, est-il dit dans l’acte, les justifications demandes, par des titres qui faisaient remonter sa filiation l’an 1344 [11] .

Il pousa en premires noces, en 1653 , Henriette DE MOREL, sa cousine germaine, qui professait comme lui la religion prtendue rforme, fille de Jean, cuyer, seigneur du Vigier de Salles, en Angoumois, et de Thiac, en Prigord, et de Madeleine de La Porte. Le contrat ne fut pass que le 7 novembre 1655, Salles, duch de La Valette, devant Prier, notaire royal ; Isaac de La Porte, seigneur de Chtillon, etc., demeurant au chteau de Saint-Genis, grand-pre du futur, y tait reprsent par Jean de La Porte, chevalier, seigneur de Linires, demeurant au logis noble du Breuil, paroisse de Rouillac, et Pierre de Morel, cuyer, seigneur de Lamaud et de Saint-Martin , paroisse de Salles, demeurant au logis des Chauvins, reprsentait le pre de la future. De plus, taient tmoins : Jacques de La Porte, chevalier, seigneur de La Fentre ; Charles de Livenne, chevalier, seigneur de Grosbost ; Jean de Barbezires, seigneur de Boisauroux, beaux-frres et cousins au second degr du futur ; Ren de Morel, cuyer, seigneur de La Chabaudie ; Isaac, Jacques et Jean de Morel, frres de la future ; Charles de Galard de Barn, chevalier, seigneur de Mirande ; Louis Audier, cuyer, seigneur de Fontguyon, ses parents et allis paternels.
De ce mariage sont ns :

  • 1 LOUIS , qui suit ;
  • 3 JACQUES, cuyer, seigneur de Chabanais et des Moulins, paroisse de Genac, pousa : 1 par contrat du 25 mai 1693, pass au lieu noble de Limrac, paroisse de Salles, devant Boucheron, notaire royal, en prsence d’Armand de La Porte, cuyer, seigneur de Linires, son frre, Anne DE MOREL , fille de feu Isaac, cuyer, seigneur de Thiac, etc., et de Marie Audier ; — 2 Madeleine PRVOST, fille de Jacques, cuyer, sieur des Moulins, et de Louise de Morel, dite, dans un acte pass devant Debresme, notaire royal, le 1er mai 1717, petite-fille et seule hritire de Jacquette de La Porte, qui avait t marie Jean Prvost.

Jacques figure comme tmoin au contrat de mariage de Jean de Livenne, son cousin au troisime degr des cts paternel et maternel, fils de Ren, chevalier, seigneur de La Motte et de Saint-Genis, et de Marie-Anne de Livenne, avec Franoise-Julie Horric, fille de Philippe, chevalier, seigneur de La Courade, et de feu Jeanne Vinet, le 27 juillet 1704. Andr de La Porte, qualifi seigneur dudit nom, y assiste aussi comme beau-frre de la future. (Archiv. dpartem. de la Charente, voy. de Livenne.)

  • 4 MADELEINE, marie avec Rabaine GOUAUD DE CUMONT, cuyer, seigneur de Chemeneuil et Boisgouaud, fils de Timothe, cuyer, seigneur du Taillant, et de Marie de Rabaine, demeurant Soubise, dcda sans enfants et ad intestat. Le 11 octobre 1683, son mari, demeurant alors au logis noble de Salles, prs Cognac, fit remise de ses effets mobiliers son pre.

Henri de La Porte se maria en secondes noces avec Marie PHELIPPEAU, professant aussi elle le protestantisme, fille de Laurent et de Marie Regnaud, demeurant Barbezieux, par contrat du 27 juin 1667, pass devant Moreau, notaire royal. Elle fit faire, le 4 juillet 1667, un inventaire o figurent deux contrats desquels il rsulte qu’elle avait t dj marie deux fois : 1 avec Jean Savary, par contrat du 26 septembre 1639 ; 2 avec Paul Drouet, sieur de Saint-Martin, par contrat du 22 mai 1655.

 XVe. — PORTE (Louis DE LA), cuyer, seigneur de Cravant, pousa Marie REGNAUD, fille de Pierre, cuyer, et de Franoise Savary. Le contrat fut pass Beaumont, le 8 mars 1678, devant Cesteau, notaire royal, en prsence, du ct du futur : de ses frres et soeur ; de Marie Phelippeau, seconde femme de son pre ; d’Armand de La Porte, cuyer, seigneur de Saint-Genis, son oncle paternel ; de Jean de Morel, chevalier, seigneur de Chenevire, Chamberlan et Bazas, son oncle maternel ; de Louis Saunier, chevalier, seigneur du Petit-Mas, et de Charles de Pressac de Lioncel, ses cousins ; et du ct de la future, outre ladite dame de Beaumont, sa tante : de Paul Drouet, gentilhomme ordinaire dans la vnerie du roi, son oncle la mode de Bretagne, etc.

Il produisit en 1699 ses titres de noblesse, aprs assignation, devant M. Charles de La Cour de Beauval, charg par le roi de la recherche des usurpateurs de noblesse.

Il eut de son mariage :

  • 1 ARMAND, qui suit ;
  • 2 JACQUES, lieutenant au rgiment d’infanterie de Chamilly, par brevet du 3 fvrier 1706 ;
  • 3 MARIE, marie, par contrat du 26 juin 1696, Jacques DE SAINT-MARTIN, cuyer, fils d’Alexandre, chevalier, seigneur des Granges et de Paizay-le-Chat, et de Franoise de Montalembert de Vaux, demeurant paroisse d’Aumagne.

 XVIe. — PORTE (ARMAND DE LA) , chevalier, seigneur de Saint-Genis, Beaumont, Cravant, etc., pousa en 1710 Marthe DROUET, fille de Paul, cuyer, et de Marie Drilhon, demeurant Barbezieux ; le contrat fut pass le 25 septembre 1709, devant Gardrat, notaire royal, en Saintonge. Elle resta sa veuve et passait, le 7 avril 1759, ainsi que Franois-Andr de La Porte, ancien capitaine de cavalerie, un change Cravant avec Jean Thirion, notaire royal et juge de la terre de Beaumont.

De ce mariage sont issus :

  • 1 PAUL, dcd le 7 avril 4750, Saintes, laissant pour hritires sa sœur et sa mre, ainsi qu’il rsulte de la dclaration qu’elles firent le 4 octobre suivant ;

2 ANDR ARMAND, capitaine de cavalerie, obtint, le 6 novernbre 1755, confirmation par le roi de la donation qui lui avait t faite le 16 fvrier prcdent et ratifie le 16 avril, par sa mre, qui tait de la religion protestante.

Le terrain sur lequel fut construit le nouveau temple de Gemozac, en 1774, fut donn par lui. L’ancien temple avait t dmoli force arme, le 15 juin 1768, par ordre du marchal de Senneterre, gouverneur de La Rochelle.

  • 3 MARTHE, marie, par contrat sous seing priv du 12 septembre 1751, avec Armand DE LA PORTE , chevalier, capitaine de cavalerie au rgiment d’Archiac, fils d’Armand, cuyer, et de Marie de Queux de Saint-Hilaire.

Marthe Drouet testa Saintes le 3 juin 1760 ; dans son testament est mentionne Anne-Marie du Breuil de Thon, fille ane de Jean, son gendre, ce qui prouve qu’outre les trois enfants sus-nomms, elle avait eu au moins une autre fille.

Armand de La Porte fut promu au grade de capitaine d’infanterie le 3 fvrier 1706, et reut en mme temps l’ordre de lever sa compagnie en Saintonge et de la conduire La Rochelle. A cette occasion, il reut de M. de Chamilly, marchal de France et colonel dudit rgiment, une missive ainsi conue :

Sur le bien que j’ai ou dire de vous, Monsieur, et le compte que m’a rendu M. de Vervain de votre condition et de votre conduite, fait que je vous ai prfr bien des gentilshommes, pour vous donner une compagnie dans le rgiment que le roi m’a fait l’honneur de m’accorder de lever dans les provinces de mon commandement, pour y servir sous mes ordres la garde de La Rochelle ; vous pouvez travailler ds prsent avec toute la diligence possible faire des hommes : l’on vous enverra votre commission du bureau incessamment.... Envoyez un mmoire M. de Mornac, mon lieutenant-colonel La Rochelle, du lieu o vous voulez votre quartier d’assemble....

Je suis, Monsieur, tout vous.

DE CHAMILLY.

Seigneurs de Serignac, d’Estrades, etc.

 XVe. — PORTE ( ARMAND DE LA) , cuyer, seigneur de Srignac, second fils d’Henri, cuyer, seigneur de Beaumont, Cravant, etc., et d’Henriette de Morel, rapports XIVe degr du 2, pousa, par contrat pass au chteau de Saint-Genis, le 9 fvrier 1692, devant Couvidat, notaire royal, Louise DE MONTALEMBERT , fille de feu Louis, cuyer, seigneur des Garaines, et de Marie de Goret, demeurante Bousseaux, paroisse de Char..., en Poitou.

Malgr nos recherches, nous n’avons pu arriver connatre la descendance de cette union. Cependant la supputation des dates et la certitude que ce fut par suite d’un mariage avec une demoiselle de Montalembert que la terre d’Estrades passa cette branche de la famille de La Porte, nous autorisent penser que JACQUES OU JACOB, qui suit, est fils d’Armand et de Louise de Montalembert.

 XVIe. — PORTE (JACQUES ou JACOB DE LA), cuyer, pousa Jeanne DE MONTALEMBERT [12], fille de Ren et de Louise Geoffroy du Breuil ; Jeanne de Montalembert avait une soeur, Marie, qui pousa Jean de Montalembert, son parent, dont la descendance s’est perptue au fief des Vergnes, prs de Montemboeuf, et y existe encore de nos jours.

Nous ne connaissons qu’un fils issu de ce mariage :

  • JACQUES , qui suit.

 XVIIe. — PORTE (JACQUES DE LA), cuyer, seigneur d’Estrades, pousa Marie DE GORET [13]. (Reg. de Prailles, prs Melle.)
De ce mariage sont issus :

  • 1 N., qui suit ;
  • 2 MARIE-MADELEINE, ne en 1709, marie Thodore BROUSSARD, cuyer, seigneur de Villairet. Une fille issue de ce mariage, JULIE-ELISABETH , pousa, le 4 avril 1769, Josu PANDIN, chevalier, seigneur de Lussaudire, et est morte le 23 messidor an VI, ge de 89 ans, chez ses petits-fils, Jacques-Gaspard et Josu-Louis Pandin. (Reg. de Prailles. )

 XVIIIe.— PORTE (N. DE LA), cuyer, seigneur d’Estrades, pousa N. BROUSSARD, probablement fille de Bertrand, cuyer, seigneur de Fontmarais, gentilhomme de la vnerie du roi, et d’Elisabeth de Jansen, tante de M. le chevalier de Jansen, de Chaillot-ls-Paris.

De ce mariage est n :

  • 1 JACQUES , qui suit ;
  • 2 N. , et
  • 3 N. , deux filles, dont l’une a pous N. D’ANVILLE, morte sans laisser d’enfants ; l’autre marie N. DE MASSOUGNE.

 XIXe. — PORTE (JACQUES DE LA), cuyer, seigneur d’Estrades, n vers 1729 Estrades, paroisse de Verdille, pousa Cognac Marie-Julie LERIGET DE CHATEAU-GAILLARD. Il est mort Lussaudire l’ge de 82 ans, le 12 octobre 1811, chez son cousin issu de germain, Jacques-Gaspard Pandin, petit-fils, par sa mre Julie-lisabeth Broussard de Fontmarais, de Marie-Madeleine de La Porte. ( Reg. de la paroisse de Prailles. )

De ce mariage sont issus :

  • 1 HENRI-GASPARD, qui suit
  • 2 JACQUES-GASPARD, n le 10 octobre 1762, entra cadet gentilhomme, le 4 avril 1778, dans le rgiment de Guienne infanterie, cr par ordonnance du roi du 25 mars 1776, y passa sous-lieutenant le 8 avril 1779, lieutenant le 1er juin 1789, et fut reconnu ce grade le 16 aot suivant. Il migra en 1792, et est mort l’abbaye de Saint-Lendelain, le 12 janvier 1794 ; son pitaphe est ainsi conue :

Il vcut pauvre et vertueux,
Eut des amis et fut heureux.

  • 3 MARIE, marie Louis-Pierre DE SAINT-MARTIN DE FRAGNE, paroisse des glises, prs de Saint-Jean-d’Angly, fils de Louis, chevalier, seigneur des Granges, prs Saint-Jean-d’Angly, Cabourne, etc., et de Marie-Anne Le Coq de Boisbaudran.
    De ce mariage sont ns onze enfants.
  • 4 VICTOIRE, marie Jean-Guy GURIN DE FONTJOYEUSE, paroisse de Saint-Andr , prs Cognac, dont postrit ;
  • 5 HENRIETTE , morte clibataire Angoulme ;
  • 6 JULIE , marie N. D’ARNAULD , ministre protestant Pons, dont deux filles ;
  • 7 ELISABETH , marie N. MAREAU , prs Cognac ;
  • 8 ESTHER , morte clibataire La Rigoletterie, paroisse de Saint-Andr, prs Cognac.

 XXe. — PORTE ( HENRI-GASPARD DE LA ), cuyer, seigneur d’Estrades, n Cognac le 20 mai 1760, entra cadet gentilhomme au rgiment de Guienne le 6 juin 1776, y passa sous-lieutenant le 30 janvier 1778 et y resta jusqu’en 1782, anne de sa retraite. Ayant migr, il servit dans l’arme de Cond, o il fit six campagnes de 1791 1799, et fut bless d’un coup de feu au pied gauche, au combat de Kamlack, le 13 aot 1796. Il entra ensuite en qualit de sous-lieutenant an 4e bataillon des volontaires royaux de Vincennes, ainsi que le prouve un certificat du colonel commandant d’armes d’Ajaccio, dat de Paris le 20 octobre 1815. Il fut amnisti le 23 aot 1813. A la rentre des Bourbons, le roi lui donna un brevet de capitaine d’infanterie prendre rang du 30 janvier 1798, et le fit chevalier de Saint-Louis, le 11 octobre 1814 (la croix lui fut confre, le 16 suivant, par S. A. R. le duc de Berry). Il reut en outre une pension de 600 fr. sur la liste civile, partir du 1er janvier 1817. Nomm conseiller de prfecture Angoulme, en 1815, il exera, comme doyen, les fonctions de secrtaire-gnral depuis le 17 avril 1817 jusqu’au 1er octobre 1820 [14].

ll pousa : 1 le 12 juin 1782, en la paroisse d’Auge, par contrat pass devant Feniou, notaire Thors, Marie-Flicit DE LIVENNE, fille de Jean-Charles, cuyer, seigneur de Verdille, et de Paule-Plagie de Livenne de Blan, sa cousine germaine, qui mourut au Bouquet, paroisse de Javrezac, le 29 septembre 1791.

De ce mariage sont ns :

  • 1 JACQUES-GASPARD, qui suit ;
  • 2 CHARLES , baptis Passirac le 31 mars 1786, tu au service, en Espagne ;
  • 3 ANNE-VICTORINE, baptise Javrezac le 28 dcembre 1789, marie Jean-Pierre DAVID , fils de Pierre et de Jeanne Labonne ; un fils est issu de ce mariage ;
  • 4 ALEXANDRINE, baptise Javrezac le 6 juillet 1791, premire femme de Pierre CALLANDREAU, procureur du roi Angoulme, dcd Angoulme, en 1845, conseiller honoraire la Cour de Bordeaux, dont une fille, ANNE-MARIE-FLICIE , marie Auguste GOURGUES DE SAINT-ANDR , inspecteur des Domaines Limoges, aujourd’hui directeur Digne.

Il se maria : 2 en 1821, Angoulme, avec Marguerite BARBOT DE LA TRESORIERE , fille de Jean-Marc, ancien capitaine de grenadiers, chevalier de Saint-Louis, et de Marguerite Chtenet.

 XXIe. — PORTE ( JACQUES-GASPARD DE LA), appel le baron de La Porte, n au chteau du Chtelard, paroisse de Passirac (Charente), le 18 dcembre 1784 ; entr volontaire au 20e rgiment de dragons, le 26 avril 1803 ; chevalier de la Lgion-d’Honneur, le 1er octobre 1807 ; sous-lieutenant, le 4 octobre 1808 ; lieutenant, le 9 juin 1812 ; capitaine, le 24 dcembre 1813 ; aide-de-camp du lieutenant-gnral comte Corbineau, aide-de-camp de l’Empereur, le 4 avril 1815 ; chevalier de Saint-Louis, le 26 avril 1821 ; officier de la Lgion-d’Honneur, le 16 octobre 1823 ; major au 3e rgiment de dragons, le 23 mai 1825 ; major l’cole royale de cavalerie, le 1er septembre 1827 ; chef de bureau de la remonte gnrale au ministre de la guerre, le 22 avril 1831 ; sous-intendant militaire, le.29 septembre 1837, a fait constamment la guerre jusqu’en 1823 inclusivement.

M. de La Porte a publi divers crits relatifs l’amlioration de la race chevaline, quelques brochures politiques et un trait sur les devoirs du soldat. On lui doit la fondation des courses d’Angoulme ; il en a t le prsident depuis qu’elles ont commenc avoir lieu (1851) jusqu’en 1856 inclusivement. Ce fut principalement par son initiative et par ses soins que parut, en 1849, la Gazette de l’Angoumois, journal qui avait pour but de dfendre la socit, la monarchie, la religion, la famille et la proprit, alors menaces
par les funestes effets de la propagande rvolutionnaire.

Il a pous, le 12 fvrier 1825, Langonnet (Morbihan), Rosalie-Alexandrine DE LIVENNE DE BALAN, fille de Charles-Csar-Joseph, appel le baron de Livenne. (La famille de Livenne s’teindra en la personne de Madame de La Porte. )

De ce mariage est issu :

  • CHARLES-CLESTIN-PAUL-GASPARD, qui suit.

 XXIIe. — PORTE ( CHARLES -CELESTIN- PAUL -GASPARD DE LA), n Langonnet le 6 novembre 1825, officier des haras, a pous, Fontainebleau, le 18 dcembre 1854, Louise-Julie CORBIN DE SAINT-MARC [15], fille d’Auguste-Louis-Hippolyte, ancien avocat la Cour d’appel de Paris, prsident du bureau d’assistance judiciaire, et administrateur de la caisse d’pargne et du bureau de bienfaisance de Fontainebleau, et de Pauline Brulley de La Brunire.

Seigneurs de Champniers, en Prigord.

 IXe. — PORTE (FRANOIS DE LA) , chevalier de l’ordre du roi, l’un des cent gentilshommes de Sa Majest, seigneur de Champniers, l’un des fils puns de Jehan, cuyer, seigneur de La Porte-Lusignac, Champniers, etc., et de Jehanne du Barry, rapports VIIIe degr du Ier, pousa Marie-Anne BEAUPOIL [16], fille de Jean, seigneur de Saint-Aulaire, etc., premier seigneur du Bas-Limousin, matre d’htel du roi Franois Ier ; et de Jehanne-Marguerite de Bourdeilles. En 1537, il fut reu au nombre des cent premiers gentilshommes de la maison du roi, en remplacement d’Antoine de Noailles, et y servit jusqu’ la fin de mars 1551. (Ext. d’Inv. des Comt de Prigord et Vicomt de Limoges, pag. 71, art. Pons, La Porte.)
Deux enfants au moins sont issus de ce mariage :

  • 1 GERMAIN, qui suit ;
  • 2 JEANNE, marie, par contrat pass au chteau de Champniers le 24 fvrier 1536, avec Robert GREEN DE SAINT-MARSAULT, cuyer, seigneur de Parcoul, de Peudry et de La Barde, baron de Rochemaux, chevalier de l’ordre du roi, gentilhomme ordinaire de la chambre, fils de Samson, chanson de la reine de Navarre, l’un des gentilshommes du duc d’Alenon, et de Suzanne de Bauze de Belcastel.
    Elle fit un testament mutuel avec son mari, le 2 septembre 1880.

 Xe. — PORTE (GERMAIN DE LA), chevalier, pousa Madeleine DE CRUC, dame de Gondeville, puis de Courpignac, qui, devenue veuve, se remaria avec haut et puissant Jules de Beaumont, seigneur de Rioux. Dans son testament fait Beaumont, devant Cellier, notaire royal, le 7 octobre 1614, elle est dite dame de Saint-Bonnet, du grand et du petit Balzac, de Beaumont et Cravant en partie, et elle institue pour hritiers ses petites-filles : 1 Madeleine de Pons [17], femme de haut et puissant Gabriel de Saint-Georges, chevalier, seigneur et baron de Vrac, Mirambeau, Couh, etc. 2 Marie de Pons, femme de haut et puissant Paul d’Espagne, seigneur de Verneuil ou Vernelles ; 3 Esther de Pons, femme de haut et puissant Raphal de Fournel, seigneur et baron de Grateloup ; 4 Henriette de Pons, femme de haut et puissant Henri du Lau, seigneur de Cellettes ; et ses arrire-petits-enfants issus de feu Louise de Pons et d’Isaac de La Porte, cuyer, seigneur de Chtillon.
Une autre de ses petites-filles, Jeanne de Pons, tait morte non marie.

De Germain de La Porte et de Madeleine de Cruc sont issus :

  • 1 MARIE, dame de Champniers, marie avec Jacques DE PONS, deuxime du nom, baron de Mirambeau, descendant des sires de Pons, fils de Franois, marquis de Mirambeau, et de sa premire femme Franoise Geoffroy, de la maison de Dompierre. De ce mariage sont nes : 1 HENRIETTE , femme de haut et puissant Henri DU LAU , seigneur de Cellettes, en Angoumois, auquel elle porta la terre de Champniers ; — 2 LOUISE , marie en 1603 avec Isaac DE LA PORTE , cuyer, seigneur de Chtillon ; — 3 MARIE , marie avec haut et, puissant Gdon DE PRESSAC DE LIONCEL, baron de Lisle, en Prigord, et de La Chize.
  • 2 JEANNE, marie, par contrat du 2 avril 1579, pass au chteau de Champniers devant Virolleau, notaire royal, avec noble et puissant Jacques DE BEAUMONT , seigneur dudit lieu et de Rioux, fils de haut et puissant messire Jules, chevalier, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, et de Rgne N.... Lors de ce contrat elle tait assiste de Marie Beaupoil de Saint-Aulaire , alors veuve, son aeule ; de Marie de Cruc, sa mre, et de Martial Audier, cuyer, seigneur de Moncheuil, son oncle. tant devenue veuve,elle transigea le 27 juin 1614, Gemozac, devant Cellier, notaire royal en Saintonge, avec haut et puissant Daniel de Beaumont, seigneur du Pin, et Anne de Beaumont, femme de haut et puissant Louis Richard, seigneur de La Garde-aux-valets, gouverneur du pays d’Aunis, lesquels taient hritiers de son mari, sous bnfice d’inventaire ; et avec Madeleine de Cruc, veuve de Jules de Beaumont, chevalier, dame de Saint-Bonnet et du grand et du petit Balzac, comme tant au lieu et place de Florence de Brmond, relite. de feu Rgne de Beaumont, cuyer, seigneur dudit lieu, et pour lors femme du baron de Citran. Le 1er juillet suivant, elle passait un accord au chteau de Beaumont, devant le mme notaire, avec Madeleine de Cruc, sa mre.

Seigneurs de Saint-Genis, de Comarque, de Briane, de Beaumont, de Cravant, etc.

.

 XIVe. — PORTE (ARMAND DE LA), premier du nom, cuyer, seigneur de Saint-Genis, second fils de Jacques, cuyer, seigneur de Mirambeau, et de Catherine de Morel, rapports au XIIIe degr du II, pousa, par contrat du 31 dcembre 1663, Marie RODIER , fille unique de Jean , cuyer, seigneur de Tasserant, et de Sara Marchais, l’un et l’autre de l’glise rforme de Gemozac.

Il fut maintenu dans ses prrogatives nobiliaires, en mme temps que son frre an Henri, par M. l’intendant Daguesseau, le 21 mai 1667. Il dcda au chteau de Gemozac, aprs avoir test le 4 juillet 1691, et sa veuve fit procder le 31 aot suivant, par Fouchier, notaire, l’inventaire de sa succession, puis elle vendit, le 17 fvrier 1702, une mtairie situe en la paroisse de Berneuil, Marie Cartel.

Ils eurent pour enfants :

  • 1 ARMAND , qui suit ;
  • 2 MARIE ;
  • 3 LOUISE ;
  • 4 N.

Marie et Louise taient majeures au moment du dcs de leur pre ; Armand et N. taient mineurs et reprsents par Henri de La Porte, cuyer, seigneur de Beaumont, Cravant, leur oncle paternel, et Jacques de Morel, chevalier, seigneur de Salles, demeurant au logis noble de Vozelle, en Prigord, leur oncle la mode de Bretagne.

 XVe — PORTE (ARMAND DE LA) , deuxime du nom, cuyer, seigneur de Comarque et Briane, fut convoqu avec ses fils au ban de la noblesse tenu Saintes le 15 juin 1758, et fut dispens de servir cause de son ge avanc.

Il pousa, par contrat sous seing priv, fait Bordeaux le 8 mai 1719 et dpos le 9 juin suivant chez Dubois, notaire, Franoise-Marie DE QUEUX [18], fille de feu Jacques , chevalier, seigneur de Saint-Hilaire, et de Louise-Marie Gaillard de Saint-Marc, d’o sont issus :

  • 1 JEAN-BAPTISTE-ANDR-ARMAND, qui suit ;
  • 2 JACQUES-HENRI, cuyer, seigneur des Salles, de Rioux, de La Richardire, etc., servit dans le rgiment de cavalerie du roi, o il passa successivement lieutenant, capitaine par brevet du 20 mars 1759, et major par commission du 3 mai 1761 ; fut nomm par sentence du lieutenant-gnral de Saintes, le 16 janvier 1781, curateur des enfants mineurs de son frre.
    Il avait pous N. PYNIOT, qu’il laissa veuve sans enfants, et qui, aprs sa mort, partit de Gemozac pour aller habiter Saintes.
  • 3 SIMON-FELICIEN, cuyer, sieur de Champeau, ancien cornette de cavalerie, assista avec son frre an au ban de Saintonge tenu le 15 juin 1758 ; il fit son testament mystique le 28 thermidor an VIII, enregistr Cozes le 28 fructidor suivant ;
  • 4 MARIE-HENRIETTE ;
  • 5 SUZANNE-LOUISE.

Marie de Queux, reste veuve, testa au chteau de Beaumont, le 29 juillet 1769, devant Thirion, notaire royal.

 XVIe. — PORTE ( JEAN-BAPTISTE- ANDR-ARMAND DE LA), cuyer, seigneur de Comarque, de Beaumont et Cravant, chevalier de Saint-Louis, entra cornette le 22 janvier 1743 dans le rgiment de Saint-Simon cavalerie o il devint capitaine par commission du 1er aot 1743, et servit ensuite en cette qualit dans le rgiment d’Archiac. Il fut mancip le 4 fvrier 1752, par acte reu Chollet, notaire royal, juge snchal de Gemozac, tant parvenu l’ge de 31 ans. Il assista au ban de Saintonge tenu Saintes le 15 juin 1758, alors que les Anglais menaaient d’attaquer nos ctes, et fit partie de la commission. Il rendit au roi, le 8 mai 1765, un aveu et dnombrement, qui fut reu au bureau des Domaines, le 8 aot 1767, pour ses terres situes en la paroisse de Saint-Martin-en-Blaye, snchausse de Guienne, lesquelles avaient t transmises sa femme par Francoise-Jacquette Gaillard, veuve de Jean de La Roque, cuyer, seigneur de La Garonne, par son testament du 29 mai 1720, dpos chez Bernard, notaire Bordeaux, et le 25 mars 1767, il rendit un autre hommage et dnombrement au duc de Richelieu, comme seigneur de la comt de Cognac, cause de son fief de Puycournaud.

Il pousa en premires noces Marthe DE LA PORTE, fille d’Armand, chevalier, seigneur de Saint-Genis, Beaumont, etc., et de Marthe Drouet ; le contrat fut pass ds le 12 septembre 1751, et le mariage ne fut clbr que le 10 juillet 1752, en l’glise de Saint-Martin de Palaiseau, diocse de Paris.

Il se maria en secondes noces, par contrat du 3 octobre 1763, avec Marie-Jeanne-Henriette PANDIN [19], fille de Jean-Gaspard, chevalier, seigneur de Romefort, de Beauregard, du Breuil, de Bernac, de Mouchedeune, etc., qui testa Pons, le 7 mars 1778, devant Renaud, notaire royal, le 19 fvrier 1780, et de Marie-lisabeth-Henriette-Green de Saint-Marsault ; le mariage fut clbr le 8 novembre 1763 dans l’glise rforme de Cognac, aprs publication faite dans celle de Gemozac ; elle resta veuve et partagea comme mre tutrice de ses enfants mineurs, avec ses beaux-frres et belles-soeurs, la succession de feu Armand de la Porto et de Franoise-Marie de Queux. Aux termes de ce partage, il fut d’abord prlev au profit des mineurs les droits d’anesse revenant leur pre, et il leur fut ensuite attribu le fief noble de Comarque et Briane, prs Blaye, ainsi que la mtairie noble de Champeaux, prs Chiz, en Poitou ; Jacques-Henri eut la terre de Gemozac ; Simon-Flicien , Marie-Henriette et Suzanne-Louise eurent pour leur part les fiefs nobles de Puycournaud et du Petit-Raimond, en Saintonge. Dans ce partage, il est aussi fait mention de diverses rentes et crances et de marais salants.

Elle mourut le 14 janvier 1781. Son mari tait dcd depuis longtemps, car, ds le 11 janvier 1769, elle avait fait faire un acte de tutelle de ses enfants, la suite d’un inventaire dat du 15 novembre 1768. Elle avait pour frres :
Louis-Pharamond Pandin, chevalier, seigneur de Narcillac, baron de Tonnay-Boutonne, et Charles Pandin, chevalier de Romefort, seigneur de Luchac et de Rouillac, capitaine au rgiment de Touraine infanterie.

Ils eurent pour enfants :

  • 1 GASPARD-ARMAND, qui suit ;

2-* LOUIS-JEAN, n le 4 octobre 1768 et baptis le 8 suivant dans l’glise rforme de Gemozac, passa sous-lieutenant dans le rgiment d’Agenois infanterie, le 1er avril 1790, migra et est mort clibataire, en la commune de Prigny, prs La Rochelle, chez son oncle, M. de Romefort, vers le milieu de l’anne 1807 ;

  • 3 MARIE-MARTHE, en faveur de laquelle sa mre fit un testament, le 10 janvier 1781, devant Roullet, notaire royal, contrl Gemozac. Elle pousa : 1 en 1782, Jean-Auguste-Pharamond DE SAINT-LEGIER , cuyer, fils de messire Jean-Auguste, cuyer, seigneur d’Orignac, chevalier de Saint-Louis, et de Marie Boullanger, dont un fils nomm AUGUSTE OU EUGNE, dit le comte de Saint-Lgier, dput sous la Restauration. Il figure en 1824 comme hritier pour un douzime dans la succession de M. Charles-Pierre
    Pandin, son grand-oncle, par reprsentation de Marthe de La Porte, sa mre, dcde ; 2 N. DE SAINT-LGIER , cousin de son premier mari et amiral, dont :
    ALEXIS, mort La Rochelle, capitaine au 1er rgiment d’infanterie de ligne ; — EDOUARD, chef d’escadron d’artillerie, mari avec la fille du gnral de Lassalie ; — ADLADE, marie le 10 juillet 1815, Saint-Georges-de-Didonne (Charente-Infrieure), avec Gustave-Charles-Madey d’ESCOUBLANT, fils de Charles, crole de la Martinique, et de Rose Brire, dont un fils mort jeune et une fille.
  • 4 ANNE-MARIE.

 XVIIe. — PORTE (GASPARD-ARMAND DE LA), cuyer, seigneur de Beaumont, qualifi marquis par la noblesse de Saintonge, n en 1765, entra volontaire dans le rgiment de cavalerie du roi, o il passa sous-lieutenant, aprs avoir produit M. Chrin, gnalogiste de la Cour, les titres constatant sa noblesse.

Il pousa : 1 Catherine-Louise COTTIN DE LA THUILLERIE, dame de Courcillon, au pays du Mans, fille mineure de Jean-Jacques, chevalier, seigneur de Mauregard, Vor, Saint-Hilaire, Saint-Sulpice, etc., capitaine de cavalerie au rgiment de royal-cravates, chevalier de Saint-Louis, et de Jeanne-Louise Renouard ; elle dcda le 19 novembre 1792 ; 2 Marie-Anne- Antoinette FRTARD D’ESCOYEUX, fille de Louis-Alexandre, lieutenant des vaisseaux du roi, chevalier de Saint-Louis, et de Louise de Saint-Mathieu des Touches [20].
Du premier lit est issu :

  • 1 JEAN-ARMAND, qui suit.

Du second mariage sont ns :

  • 2 GASPARD-ALPHONSE, n Saintes le 11 novembre 1798, mari dans cette ville en 1828, par contrat reu Me Drilhon, notaire, avec Marie-Flicit BOSCAL DE REALS, fille de Charles-Franois, ancien maire de Saintes, ancien dput sous la Restauration, connu sous le nom de comte de Rals, officier de la Lgion-d’Honneur, et de Jeanne-Louise Martin de Bonsonge. Il a t sous-inspecteur des forts, et est mort Saintes, en avril 1840, laissant trois filles, une autre tant morte en bas ge : 1 CAROLINE ; — 2 MARIE ; — 3 CLOTILDE.
  • 3 PHARAMOND-AMDE, n Beaumont le 28 janvier 1800, directeur des Domaines Niort, a pous, le 27 novembre 1833, Saint-Dizant-du-Gua, par contrat du 12 novembre 1833, reu Me Boulineau, notaire, Eugnie-Marie-Anne MANS , fille de Charles-Marie et de Madeleine Fribault.

De ce mariage sont ns quatre enfants morts en bas ge, l’exception de JEAN-ARMAND-AMDE, n Niort le 20 juin 1848.

  • 4 ZO-MELINE, ne Beaumont le 10 juin 1803, marie aussi Beaumont, le 27 octobre 1828, avec Jean-Csar MAUDUIT DE KERLIVIO, fils de Jean-Baptiste-Mathurin-Annibal, ancien officier d’infanterie, et de Aime-Marie de L’Estang de Bulle ;
  • 5 HORTENSE , ne Cravant, le 31 mai 1805 ? marie aussi Cravant, le 29 mai 1833, avec Franois-Nicolas HUON DE LTANG, fils de Claude-Guillaume. commissaire-gnral de la marine, et de Marie-Sophie de La Chambre, dont un fils mort jeune et deux filles.

 XVIIIe. — PORTE ( JEAN-ARMAND DE LA ), appel le comte puis le marquis de La Porte, n Pons le 10 mars 1791, fut nomm lieutenant de la 1re compagnie de chasseurs de la garde nationale du dpartement de la Charente-Infrieure, par brevet du 19 aot 1813, entra en 1814 dans les chevau-lgers du roi, d’o il se retira en 1816.

Mari le 20 avril 1820, Mondion, prs Chtellerault, avec Victorine-Hlne-Marie DE LA BROUE DE VAREILLES, comtesse d’Hust et du Saint-Empire [21], fille de feu Ferdinand-Maximilien-Louis-Marie, comte d’Hust et du Saint-Empire, et de Louise-Marie Prvost-Sansac de Touchimbert.

Plusieurs enfants sont ns de cette union, mais deux seulement existent :

  • 1 JEAN-GABRIEL , comte d’Hust, n La Roche de Vouneuil, prs Poitiers, le 19 mars 1829 ; mari le 27 janvier 1857, Angers, par contrat pass le 26 devant Me Souchay, notaire, avec Catherine-Emilie DE GRANSAIGNE [22], fille de Louis, ancien garde du corps du roi, et de Csanne-Antoinette de Terves ;
  • 2 GASPARD-LOUIS-HENRI , comte d’Hust, n La Roche le 28 janvier 1832, mari le 8 janvier 1855, au chteau de Salles, prs La Motte-Sainte-Hraye (Deux-Svres), avec Mademoiselle Louise-Agathe-Junia DE LESCOURS [23], fille de Charles-Lon, comte de Lescours, ancien officier au 18e rgiment de chasseurs, et de Louise-Henriette-Flicie Green de Saint-Marsault, issue des barons de Chtelaillon. De ce mariage sont ns au chteau de Salles :
    1 HENRI-ARMAND, comte d’Hust, le 23 novembre 1855 ; — 2 PAUL-FERDINAND-JUNIEN, comte d’Hust, le 21 janvier 1857.

[1Qualifications que prenaient autrefois les fils de gentilshommes qui n’taient pas encore arms chevaliers et n’taient pas alls en guerre. Quand un chevalier faisait ses premires campagnes, on le nommait Valelus, Valet ; cette dernire qualit, tombe depuis longtemps en dsutude et presque en mpris, tait fort honorable au moyen ge.

[2Fille de Robert Chabot, seigneur de Clervaux, baron d’Aspremont, et d’Antoinette d’Illiers ; ledit Robert fils de Renaud, seigneur de Jarnac, et de sa seconde femme, Isabeau de Rochechouart.

Les armes de Turpin sont : d’azur trois besants d’or, 2 et 1. Antoine et Guy Turpin de Criss, reus chevaliers de Malte en 1554 et 1591, portaient : losange d’or et de gueules.

[3La maison, terre et seigneurie de Chtillon, situe prs de Couh, en Poitou, consistait en baux, droits, domaines cens, rentes et autres revenus. (Inventaire des 22 mars 1525 et 10 avril 1526.)

[4La famille de Marguerite de Polignac a eu pour berceau la terre de Poulignac, deux lieues au sud-ouest de Blanzac, en Angoumois, et s’est appele de Poulignac, jusqu’en 1587, dans tous ses actes. Depuis, elle a pris le nom de Polignac et chang les armes de son premier auteur connu, Achard de Poulignac, qui portait : cartel aux 1 et 4 d’un lion, aux 2 et 3 d’un filet en barre (Quittance scelle dudit Achard, du 22 mai 1340), pour porter des fasces, par allusion sa prtention de descendre des anciens vicomtes de Polignac, dont la souche tire son nom de l’ancien chteau de Polignac, situ dans le Velay, sur une grande et vaste roche qui tait autrefois consacre Apollon. Dans les preuves de cour faites par cette famille, cette prtention a t rejete. Une autre terre de Poulignac, aujourd’hui Pollignac, situe huit lieues de la prcdente, deux lieues a l’est de Montendre, a donn galement son nom une famille diffrente de celles dont nous venons de parler et teinte depuis longtemps.

Les armes des Polignac de Velay sont : fasc d’argent et de gueules de six pices.

Celles des Polignac d’Angoumois et de Saintonge sont : cartel aux 1 et 4 d’argent, trois fasces de gueules, aux 2 et 3 de sable, au lion rampant d’or, lampass de gueules, arm et couronn d’argent. (Dictionnaire de la Noblesse, par La Chesnaye des Bois, 2e dit. in-4, 1776 ;— Archives de la Noblesse, par Laisn, Nobil. de la Gnralit de La Rochelle, t. XI, 1850.)

[5Le vaste chteau de Fontguyon, dont les dpendances s’tendaient autrefois sur les paroisses de Saint-Amant-de-Noure et de Douzac, avec de beaux jardins, des prs considrables, etc., fut bti par Louis de La Porte et ses frres. On voit encore leur cusson a la clef de la vote de la chapelle. C’tait autrefois une villa gallo-romaine ; au nord du chteau, dans la prairie, prs d’une fontaine,. on a trouv des vestiges de bains antiques, des fragments de pav en bton et beaucoup de dbris de tuiles a rebords.
La famille Gandillaud l’a possd la suite des seigneurs de La Porte.

[6Comme on le verra dans le cours de cet article, les familles de La Porte et de Livenne ont contract de nombreuses alliances. La famille de Livenne est fort ancienne et possdait la noblesse antrieurement aux charges d’chevinage et de conseillers dont plusieurs de ses membres ont t revtus dans la ville d’Angoulme, notamment en 1570, 1574, etc. Elle a fourni une multitude de branches, entr’autres celle qui possdait le fief de Bouex. depuis fort longtemps ; celle de Saint-Genis, en Angoumois ; celle du Breuil, paroisse de Brdon, au ressort de Saint-Jean-d’Angly ; celle de La Chapelle, en Poitou, qui a fini dans la personne de Franois, vers le milieu du XVIIIe sicle, lequel n’a laiss qu’une fille : Marie, marie , Charles-Antoine de Barbezires, chevalier, seigneur de La Talonnire, La Chapelle-Marcillac, etc., officier au rgiment de Pons, fils de Chartes, chevalier, seigneur de La Talonnire et de La Fentre, et de Marie-Jeanne Chasteigner de Rouvre. Le contrat fut pass Angoulme devant Bernard et Rouvelle, notaires, le 23 avril 1735. Il vint de cette union beaucoup d’enfants.

Elle a fourni plusieurs chevaliers de Malte, dont Paul de Livenne, dit Vouzan, qui l’tait en 1524 ; Beaud de Livenne, qui jouissait de la commanderie de Vouthon, ds l’an 1529 ; Franois de Livenne de Verdilles, reu au prieur d’Aquitaine, le 26 aot 1633, tait commandeur de Sainte-Catherine de Nantes, en 1675 ; Jean-Louis et Jean-Charles-Csar-Joseph de Livenne de Blan, frres germains, ns, le premier le 12 juillet 1763, le second le 21 mai 1768, reus de minorit, sur preuves de filiation et de noblesse produites par leur pre Charles de Livenne, baron de Blan, seigneur des Rivires, du Chtelard, des Brousses, de Guig, etc., et acceptes comme suffisantes par le chapitre provincial du grand-prieur d’Aquitaine assembl a Poitiers, le 14 juin 1786.

Elle a produit Jean de Liverme, abb commandataire de l’abbaye de Saint-Sverin-sur-Boutonne ; Charles et Franois, abbs de Saint-Cybard d’Angoulme, et Jacques, abb de Fontdouce, prs Cognac. L’inventaire du trsor de l’abbaye de Saint-Cybard reproduit, folio 133, la lettre cite en entier au IVe volume des copies et extraits de ladite abbaye, titre XVI, folio 446, crite par le roi Louis XII, et dont suit la teneur :

A nos chers et bien ams les Religieux, Prieur et Couvent du Monastre et Abbaye de Sainct-Cybard lez Angoulesme.

DE PAR LE ROY,

Chers et bien ams, nous avons est advertis que, vaccant votre monastre et abbaye de Saint-Cybard lez Angoulesme, avez canoniquement, et les deux parts d’entre vous, esleu en votre futur abb et pasteur frre Charles de Lyvenne, chamberier et religieux de lad. abbaye, dont vous saurons bon gr et pour ce que avons seu que led. de Lyvenne est prochain parent d’aucuns de nos principaux serviteurs de nostre nos tel, ainsi qu’il est homme de bien, souffisant, et y doive pour bien rgir et conduire les faits et affaires de lad. abbaye, nous escrivons en sa faveur notre am et fal conseiller, l’evesque d’Angoulesme, qu’il veuille conserver lad. eslection, auquel le droit de confermation lui appartient et avec ce, pour vous garder de force et oppression, en escrivons de rechief aux maire, bourgeois et eschevins de la ville d’Angoulesme, ausquels se melier est vous en pourez adresser. Si vous prions que veuillez continuer soustenir lad. eslection et icelle poursuir jusqu’ fin due au prouffit dud. de Lyvenne, par ce moyen soit et demeure votre abb et pasteur, comme bien fort le desirons, et en ce faisant vous ferez plaisir et service trs agrable.

Donn Blois, le treiziesme jour de dcembre.

Sign : LOVIS.
Et plus bas : HEROUET.

La famille de Livenne portait d’argent la fasce de sable frette d’or de six pices, accompagne de trois toiles de sable, 2 en chef, 1 en pointe.

[7Plusieurs auteurs prtendent tort que toutes les branches cadettes de cette maison se sont successivement teintes ; M. Borel d’Hauterive dit qu’elle ne se trouvait plus reprsente, la fin du XVIIIe sicle, que par Pons de Pons, marquis de La Gaze, qui, de son mariage avec Charlotte de Rohan-Montbazon, laissa un fils, Charles-Armand-Augustin, vicomte de Pons, qui pousa, le 14 fvrier 1776, Pulchrie de Lannion, issue des sires et comtes de Lannion, en Bretagne, et fut pre de la marquise de Tourzel.

Il existe encore a Montrollet et a Benest, arrondissement de Confolens (Charente), des descendants de cette famille illustre ; ils possdent des titres qui tablissent le fait d’une manire incontestable.

La sirerie de Pons, en Saintonge, ne relevait que du roi et embrassait cinquante-deux paroisses et deux cent cinquante fiefs nobles. De l cet adage populaire dans le pays : Si roi de France ne suis, sire de Pons je voudrais tre.

Le sire de Pons, lorsqu’il rendait hommage au monarque, s’armait de toutes pices, baissait la visire de son casque et abordait le roi en lui disant : Sire, je viens a vous pour vous faire hommage de ma terre de Pons et vous prier de me maintenir en la jouissance de mes privilges.

Les armoiries sont : d’argent, la fasce cotice (ou bande) d’or et de gueules de six pices. Les bandes d’or reprsentent trois ponts, celles de gueules les eaux de la rivire de Charente teintes du sang des ennemis ; c’est du moins ce que semblent indiquer les vers de Desmarets de Saint-Sorlin, en son pome
de Clovis :

Puis vient le brave PONS , qui, d’un bras sans repos,
Sur trois ponts de Charente, arresta tous les Goths ;
Renviant pour sa gloire et celle de sa race
L’exploit si renomm du valeureux Horace :
Et maintenant soumis, il conduit sous leurs lois
Les forces de Saintonge et celles d’Angoumois.
Il porte le beau nom de ce fait mmorable,
Pour en rendre jamais le souvenir durable :
Et comme un fier vainqueur, encore que vaincu,
Il ose de trois ponts enrichir son cu.

La gnalogie de cette illustre maison se trouve dans l’Histoire gnalogique et hraldique des Pairs de France, par M. de Courcelles ; dans le Grand Dictionnaire historique, de Morri (1759) ; dans le Dictionnaire gnalogique, de La Chesnaye des Bois, etc.

[8Le chteau de Mirambeau domine la petite ville qui porte ce nom, en Saintonge, et est actuellement la proprit de M. le comte Duchtel, qui l’a fait reconstruire.

[9Les armoiries de la famille de Morel sont : cartel aux 1 et 4 d’or trois fleurs de lys d’azur, aux 2 et 3 d’argent l’aigle de sable.

[10La famille de Beaumont, actuellement teinte en Saintonge, tait une branche principale originaire de Navarre. Des lettres patentes du 15 septembre 1648, accordes par Louis XIV Edme Carr, sieur des Ombres, lui octroyaient la noblesse lui et a sa postrit, en considration de la recommandation du sieur de Beaumont, qui est qualifi de colonel d’un rgiment de cavalerie au pays de Saintonge, issu de grande et noble famille, et de qui les prdcesseurs ont mrit et obtenu des rois de France des premires charges de l’tat, par les grands et notables services qu’ils ont rendus la Couronne, tant en dehors qu’en dedans du royaume.

Elle portait : d’argent, au lion de gueules. Les seigneurs du Chtenet, de Jauvelle, etc., maintenus le 30 mars 1700, portaient : d’argent, au lion de gueules, arm, lampass et couronn d’or, ayant la queue fourche et passe en sautoir, la bordure d’azur. ( Nob. de la Gnralit de La Rochelle. )

[11Dans tous les temps, il y a eu des usurpateurs de noblesse. Autrefois, il est vrai, ces usurpations taient moins nombreuses que de nos jours, en raison des peines qu’encouraient les contrevenants, et elles taient souvent, guides par un intrt matriel qui n’existe plus, puisque la noblesse entranait l’exemption des tailles et corves. Les rois, pour rprimer ces abus, en firent rechercher les coupables et rendirent des ordonnances pour contraindre tout individu se disant noble justifier ses prtentions. Cette mesure commena ds le XIVe sicle et fut continue les XVe, XVIe et XVIIe ; mais elle devint surtout rigoureuse dans son application dater de 1666, l’instigation du grand Colbert ; suspendue en 1674, cause des guerres, et reprise en 1696, elle n’a cess qu’en 1727. On appelait Maintenue le jugement rendu par le commissaire dparti par le roi en faveur des gentilshommes qui avaient suffisamment prouv leurs titres et qualit de nobles et d’cuyers et qui les dchargeait des poursuites diriges contre eux ; une expdition leur en tait dlivre et faisait foi en justice, et le jugement devait tre remis en original au gnalogiste des ordres, charg de dresser le catalogue gnral de la noblesse du royaume. Lorsque la justification ne pouvait tre produite, une amende considrable tait prononce contre le faux noble, avec dfense de prendre l’avenir les qualifications de messire, cuyer, chevalier, etc. L’ordonnance d’Orlans, art. 110,
portait que les usurpateurs d’armoiries timbres seraient punis comme faussaires ; celle de Blois, art. 257, confirma cette premire. On voit bien aujourd’hui que les peines et amendes sont abolies !!!

[12La maison de Montalembert, l’une des plus illustres et des mieux allies des provinces de l’Ouest, a pris son nom d’un ancien chteau et paroisse sur les confins de l’Angoumois et du Poitou, deux lieues de Civray. Son existence est constate depuis l’an 1050 ; elle a produit plusieurs personnages clbres, et elle est encore de nos jours dignement reprsente par M. le comte Charles de Montalembert, ancien pair de France, ancien reprsentant du peuple et membre de l’Acadmie franaise,qui s’est honore, depuis quelques annes surtout, en ouvrant son sein toutes nos gloires.

On a cit bien des fois ces paroles du roi chevalier : Nous sommes quatre gentilshommes de la Guyenne qui combattons en lice et courons la bague contre tous allans et venans de la France : Moy, Ansac, d’Ess, La Chtaigneraye. (Vie des Hommes illustres, par Brantme.) Or, le seigneur d’Ess tait Andr de Montalembert, qui avait commenc a servir sous Charles VIII et qui mourut la pique la main et couvert de gloire au sige de Trouane (20 juin 1553), tant pour lors chevalier des ordres du roi et lieutenaut-gnral de ses armes.

Les armes de la familie sont : d’argent, la croix ancre de sable.

[13Nous croyons la famille de Goret teinte ; il y a quelques annes, elle n’tait plus reprsente que par M. le chevalier de Goret des Fourniers, commune de Messeux, et par Marie-Anne-Henriette de Goret de Juyers, commune de Champagne-Mouton, veuve de Charles-Louis de Saint-Gareau de Trallebault.
M. Barentin, intendant de Poitiers, maintint dans leur noblesse, en 1667, les personnages dont les noms suivent : le 2 dcembre, Louis de Goret, cuyer, sieur de La Brousse ; Jacques de Goret, cuyer, sieur de Puissecq ; Joseph de Goret, cuyer, sieur de Puissecq ; le 10 dudit mois, Charles de Goret, cuyer, sieur de Juyers ; Franois de Goret, cuyer, sieur du Coust ; Jean de Goret, cuyer, sieur de Genouill ; Ren de Goret, cuyer, sieur des Saules, conseiller au Prsidial de Poitiers, et Jean de Goret, cuyer, sieur d’Elbenne. Ces deux derniers avaient fait btir les anciennes halles de Poitiers, prs des trois piliers, pour remplacer celles qu’un incendie avait dtruites, et ils taient seigneurs de ce fief des halles, la suite de Louise de Montbron, dame de Sansac, (femme de Louis Prvost, chevalier, seigneur de Sansac, dont il est parl dans la note prcdente), en faveur de laquelle Henri III avait institu, par lettres patentes du 28 septembre 1577, deux nouvelles foires, outre celles de Saint-Luc ( 18 octobre) et de la mi-carme. Ren et Jean de Goret descendaient de Mathurin de Goret, cuyer, sieur de Fontclret, vivant en 1511, et avaient pour pre Louis de Goret, cuyer, conseiller Poitiers.

Avant la dmolition des anciennes halles, qui ont t rebties en 1834, on voyait sur le principal mur de la faade les armoiries des de Goret et d’Elbenne, accoles ; de Goret : d’argent, la fasce de gueules, accompagne de trois hures de sanglier, arraches de sable, lampasses de gueules et mires d’argent. 2 en tte, 1 en pointe ; d’Elbenne : d’azur, deux sceptres de France d’argent, en sautoir.

Voy. Abrg de l’Histoire du Poitou, par M. Thibaudeau (1783), t. II, pag. 98 et suiv., et 366.

[14Henri-Gaspard de La Porte, ayant suivi en Wolhynie le prince de Cond (Henri-Joseph de Bourbon), servit aussi dans la compagnie 3e lieutenance-colonelle du rgiment noble pied. Un certificat qui lui fut dlivr au quartier-gnral de Dubno, par le prince, pour attester sa conduite honorable, son zle, son courage et sa bonne volont, l’autorisait aussi quitter le service, que sa blessure ne lui permettait pas de continuer, et s’tablir, sur sa demande, Sielesse.

Il contribua puissamment par ses conseils l’organisation du lyce fond par le comte Thad Czacki Kremenelz, petite ville renomme depuis dans toute la Pologne et la Russie mridionale. Ou enseigne dans cet tablissement, connu sous le nom de Gymnase de Wolhynie, le droit, les sciences physiques et naturelles, les mathmatiques, la littrature, les beaux-arts et les arts d’agrment ; on y a joint des coles de mcanique, de jardinage, etc. ; un observatoire, un jardin botanique, une imprimerie, une bibliothque et un cabinet de physique y sont annexs.

Charg spcialement de l’ducation des enfants issus du mariage du comte Czacki et de Beata Potocka, M. de La Porte accomplit heureusement cette tche dlicate, ainsi que le tmoigne la lettre suivante :

MONSIEUR,

C’est avec regret que je vois votre dpart de notre gymnase de Kremenetz. Comme employ public et comme homme priv, je vous dois le tmoignage que, pendant douze ans conscutifs, vous ftes, Monsieur, le guide de mon neveu, que vous l’accompagntes Kremenetz, et que vous y ftes, parmi les instituteurs et les surveillants de la jeunesse, du nombre de ceux qui ont mrit l’estime de leurs prposs et la reconnaissance des familles. Il m’est bien agrable de vous ritrer l’assurance de mon estime. Partout o vous vous trouverez, Monsieur, veuillez bien tre assur qu’en me rappelant votre nom, je me souviendrai toujours que c’tait a vos lumires et votre honneur que fut confie la garde de mon neveu, et que vous avez laiss ici un souvenir comme on doit l’attendre d’un homme vertueux et clair.

J’ai l’honneur d’tre, etc.

Comte CZACKI,
Conseiller priv de S. M. l’Empereur de toutes les Russies.

Kremenetz, le 26 octobre V. S. 1811.

[15Madame Charles de La Porte avait pour aeul Pierre Corbin de Saint-Marc, cuyer, avocat au Parlement de Paris, ancien conseiller du roi en l’lection de Paris, mari avec Marguerite-Julie de Sainte-Aide ; et pour bisaeul Claude-Franois Corhin, cuyer, seigneur de Saint-Marc, fourrier ordinaire des logis de la reine, mari avec Jeanne-Claude de Ligny.

Les armoiries de la famille sont : d’argent, la fasce d’azur, charge d’une quinte-feuille d’or, accoste de deux toiles aussi d’or.

[16La famille Beaupoil est originaire de Bretagne et tenait dans le XIIe sicle un rang de distinction parmi la haute noblesse de cette province. Elle a fourni deux grands chansons de France, l’arme de vaillants officiers, et au clerg des hommes minents. Deux de ses membres, Herv et Geoffroy firent partie de la sixime croisade (1248). On trouve sa gnalogie dans le tome II de l’Histoire des Pairs de France, dans le Dictionnaire de la Noblesse, de La Chesnaye des Bois, etc. La terre de Saint-Aulaire est en Limousin.

Armes : de gueules, trois accouples de chiens d’argent, poses en pal 2 et 1, les liens d’azur tourns en fasce.

[17Madeleine de Pons pousa en secondes noces Armand d’Escodeca de Roisse, seigneur de Pardaillan.

[18La famille de Queux est originaire de Bourgogne. Adam de Queux, conseiller d’Etat, qui fut envoy par Charles VII, roi de France, avec le duc de Bourbon, comme commissaire pour traiter de la paix avec le roi d’cosse, eut plusieurs enfants, parmi lesquels se trouvait Olivier, qui vint se fixer La Rochelle en 1480, fut maire et gouverneur de cette ville trois fois en dix-neuf ans, et se retira ensuite en Saintonge, ainsi qu’il eh est fait mention sur le registre des maires de La Rochelle.

Elle porte pour armoiries : d’or, trois hures de sanglier arraches de sable, dfendues d’argent, 2 et 1,

[19La famille Pandin, suivant des arrts du Conseil et un arrt de la Cour des aides de Paris, rendu le 23 fvrier 1764, faisait alors remonter sa noblesse aprs de 500 ans. Gaspard Pandin, cuyer, seigneur de Romefort, fut maintenu par ces arrts, lui et ses descendants ns et a natre en lgitime mariage, dans tous les droits et prrogatives attachs la noblesse, sauf le cas de drogeance. Charles Pandin, cuyer, seigneur du Treuil, petit-fils de Jean Pandin, cuyer, seigneur de Beauregard, fut aussi maintenu dans sa noblesse, par arrt du Conseil d’Etat du roi, rendu en 1667 ; il pousa en 1704 Marie Lriget, dont est venu Jean-Gaspard, cuyer, n en 1712.

Elle porte : d’azur, trois pals d’argent, au chef cousu de gueules, charge de deux fasces d’or, une bande de mme brochant sur le tout. (La Chesnaye des Bois, t. XI, dit. in-4 ; Armorial de France, reg. I, part. II.)

[20Le mariage fut clbr a Chteau-Chenel, prs Cognac, eu 1797. La famille Frtard d’Escoyeux possde cette terre depuis 1781, par suite d’une alliance. Le chteau, vaste et imposant, fut bti en 1610 par Charles-Roch de Chesnel qui lui donna sou nom ; il a t la rsidence du comte d’Orvilliers, qui commandait les escadres runies de la France et de l’Espagne au combat d’Ouessant, en 1778.

La famille de Frtard porte pour armoiries : de gueules, frett d’argent.

[21M. Borel d’Haulerive a publi dans son Annuaire de la Noblesse (anne 1854) une notice sur les comtes d’Hust et du Saint-Empire, et a donn la gnalogie fort tendue de la famille de Basta, dont un des membres a t revtu de ce titre, aujourd’hui port par les rejetons de plusieurs maisons, qui vient d’Hulst ou Hust (en latin Hulstum), petite ville situe dans la Zlande (Pays-Bas hollandais), quelques lieues au nord de Gand et. d’Anvers, et qui fut accord par diplme do l’Empereur Rodolphe II, en date du 4 septembre 1605, au comte Georges de Basta, son conseiller, et tous ses enfants et descendants lgitimes de l’un et l’autre sexe. Ces dernires expressions, interprtes depuis deux sicles dans leur sens le plus tendu, ont fait appliquer le titre de comte d’Hust et du Saint-Empire toute la postrit issue de Georges de Basta par les mles et par les femmes, et c’est ainsi qu’il est arriv Madame de La Porte, qui l’a transmis ses enfants, comme a leur tour ils le transmettront leur descendance. L’usage le plus gnral, aujourd’hui, est de ne pas ajouter aprs les mots comte d’Hust ceux et du Saint-Empire.

FILIATION.

Victorine-Hlne-Marie de La Broe de Vareilles, comtesse d’Hust (Madame de La Porte), avait pour pre
Louis-Marie-Maximilien-Ferdinand de La Broe de Vareilles, comte d’Hust, qui tait fils de
Louise-Julie-Adlade Langlois de Montry, comtesse d’Hust, fille de
Elisabeth-Philippine Basta, comtesse d’Hust, fille de la seconde union de
Nicolas-Ferdinand Basta, comte d’Hust, fils de
Ferdinand Basta, comte d’Hust, dont le pre
Georges Basta, fut le premier comte d’Hust et du Saint-Empire, libre baron de Silsie.

Ce dernier resta trente ans au service de l’Espagne aux Pays-Bas, succda Nicolas, son frre, dans le gouvernement de Gueldres, se distingua aux siges de Mastrickt, d’Hust, d’Anvers, de Courtray, etc. L’empereur d’Autriche, Rodolphe II, l’attira en Allemagne, lui donna divers commandements dans les guerres contre les Turcs, on Hongrie, en Transylvanie, et lui confra, par lettres patentes du 25 fvrier 1598, la charge de gnral de cavalerie que le roi d’Espagne lui permit d’accepter. Quatre ans aprs, a la mort de l’archiduc Mathias, frre du l’empereur, il fut mis a la tte de l’arme des Impriaux. Il se signala par plusieurs victoires, par le ravitaillement de Varadin et par la dfense de Strigonie.

Ce fut en rcompense de ces clatants services que Rodolphe II lui donna le titre de comte d’Hust et du Saint-Empire, avec transmission a toute sa postrit des deux sexes, et avec le droit de charger ses armes de l’cu de l’Empire. Cette concession a t enregistre dans l’Armorial de Flandres de 1696. Les armes de l’Empire sont : d’or, l’aigle ploye de sable ; celles de Basta sont : cartel aux 1 et 4 de gueules, au cavalier vtu d’azur sur un cheval d’argent et tenant une pe haute de mme ; aux 2 et 3 d’argent, une barre hrisse de flammes de gueules.

Georges Basta mourut Vassy, le 20 novembre 1607, et son corps fut enterr Vienne, en Autriche, dans l’glise de Sainte-Croix, dont il avait t un des bienfaiteurs.

La famille de La Broe porte pour armoiries : d’azur, au chevron d’or, accompagn en chef de deux coquilles d’argent et d’un gantelet de mme renvers en pointe.

[22Nous donnons in extenso le document suivant relatif la famille de Grandsaigne :

Nous, Antoine-Marie d’Hozier de Srigny, chevalier, juge d’armes de la noblesse de France, chevalier grand’croix honoraire de l’ordre royal des saints Maurice et Lazarre de Sardaigne, certifions que Lonard de Grandsaigne, cuyer, seigneur d’Essenat, lieutenant de Nosseigneurs les Marchaux de France, Jean de Grandsaigne, cuyer, seigneur des Jauberlies, et Antoine de Grandsaigne, cuyer, seigneur de Jussat, ci-devant capitaine des grenadiers au rgiment d’Artois infanterie, chevalier de l’ordre royal et militaire de saint Louis, frre dudit Jean, ces deux derniers cousins germains dudit Lonard, sont en droit de jouir des privilges accords aux anciens gentilshommes du Royaume, Pierre de Grandsaigne des Plats, cuyer, seigneur d’Essenat, leur aeul commun, ayant t maintenu dans sa noblesse par arrt du Conseil d’Etat du Roi, rendu Saint-Germain, le 31 mai 1672, dont le prononc est conu en ces termes :

Le Roi, en son conseil, maintient et garde Pierre de Grandsaigne, sieur des Plais, en la qualit de noble et d’cuyer ; ordonne qu’il jouira, ensemble ses enfauts et postrit, ns et natre en lgitime mariage, des droits, privilges, honneurs et exemptions dont jouissent les gentilshommes du Royaume, l’effet de quoi, il sera inscrit dans le catalogue desdits gentilshommes.

En foi de quoi nous avons sign le prsent certificat et l’avons fait contresigner par notre secrtaire, qui y a appos le sceau de nos armes.

A Paris, le samedi, quinzime jour du mois de novembre de l’an mi ! sept cent quatre-vingt-huit.

D’HOZIER DE SERIGNY.

Contresign
Par Monsieur le juge d’armes de la noblesse de France,

DUPLESSIS.

Diane de Grandsaigne, fille d’honneur de la Reine, tait de cette famille. Elle tait fille de Jean, seigneur de Marsillac, et de Catherine de La Braudire, et pousa Gabriel de Rochechouart, duc de Mortemart, pair de France, prince de Tonnay-Charente, etc., premier gentilhomme de la chambre du Roi, en 1630, et chevalier de ses ordres, en 1633, en faveur duquel Louis XIV rigea en duch-pairie le marquisat de Mortemart, au mois de dcembre 1650, et qui fut gouverneur de la vide de Paris et de l’Ile-de-France. Elle mourut Poitiers, le 10 fvrier 1666, et fut enterre dans le choeur du l’glise des Cordeliers de cette ville. Le duc de Mortemart et de Vivonne, marchal de France ; Madame la marquise de Damas de Thianges ; Madame la marquise de Montespan et l’abbesse de Fontevrault, si renomme par son bel esprit, taient ses enfants.

La famille de Grandsaigne porte, d’aprs l’armorial de la Gnralit de Poitiers : d’azur, cinq besants d’argent, poss 2, 2 et 1.

[23La famille de Lescours (en latin de Curiis) est d’origine chevaleresque et trs ancienne. Jean-Baptiste Junien, comte de Lescours, aeul de madame Henri de La Porte, descendant des barons de Savignac (terre situe a une lieue de Libourne), et des comtes d’Oradour-sur-GIane, en Limousin, fut d’abord page, puis garde du corps du Roi ; les titres en vertu desquels il fut reu chevalier de Malle font remonter la filiation Pierre de Lescours, chevalier, seigneur de Lescours, qui vivait Saint-milion, eu Guyenne, en 1250. La branche cadette, dite des marquis de Paransay (prs Saint-Jean-d’Angly) s’est teinte dans la personne d’une fille marie M. Lopold du Chesne de Vauvert, dont postrit.

Elle porte pour armoiries : cotice d’or et d’azur, de dix pices.

Messages

Rechercher dans le site

Un conseil : Pour obtenir le meilleur résultat, mettez le mot ou les mots entre guillemets [exemple : "mot"]. Cette méthode vaut également pour tous les moteurs de recherche sur internet.