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1850 - Les débuts difficiles de la colonie de la Ronce (La Tremblade 17)

L’objectif de Jean de Luc : envoyer les enfants à Medjez-Amar (Algérie)

D 15 avril 2016     H 23:07     A Pierre, Razine     C 0 messages     A 209 LECTURES


Plan général de cette étude Références et bibliographie Archives année 1850

Alors que sa colonie agricole de la Vallade, à Rétaud (17), est dans une mauvaise situation financière et dans la désorganisation la plus complète, Jean de Luc a ouvert, fin 1849, une nouvelle colonie à La Ronce, commune de La Tremblade (17). Cette fois-ci, l’envoi d’enfants abandonnés en Algérie, qui avait échoué avec M. de Montigny en 1846, est parfaitement intégré dans la grande cause nationale de la colonisation de l’Algérie. Les enfants seront donc formés à la Ronce pour être envoyés dans la colonie de Medjez-Amar, province de Constantine, où ils deviendront des colons-cultivateurs.
L’administration, échaudée par la situation de la Vallade, prend des précautions.

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Dates clés de l’année 1850

- 24 janvier : une loi ordonne l’envoi en Algérie, pour 10 ans, des mutins de la révolution de juin 1848
- 15 mars : Vote de la loi Falloux, qui met l’enseignement sous la tutelle du clergé.
- 16 juillet : loi sur la presse qui restreint ses libertés.

En mars 1850, peu après la création de la colonie de la Ronce, Jean de Luc adresse une longue missive au ministre de l’Intérieur pour obtenir une subvention. Après la description de la mise en culture des terres de cette nouvelle colonie, il développe ses arguments : pourquoi ne pas : « habituer au travail et à l’ordre, dès l’âge le plus tendre, des enfants abandonnés qui peuvent être utiles à la société dont ils ne manqueraient pas de devenir les ennemis, si elle ne faisait rien pour eux ». (lettre de mars 1850). L’argument est pertinent.

Le 5 mars 1850, le Sous-Préfet apporte une bonne nouvelle : l’Etat octroie 12 000 F pour la création de La Ronce.

Le 5 avril, le Préfet essaie de rassurer le Ministre de l’Intérieur à propos de l’objectif de cette entreprise : « Il est hors de doute que la maison de La Ronce, ne devienne un établissement utile ; elle servira d’asile aux enfants trouvés et aux orphelins pauvres ; là on leur inspirera des sentiments de morale et de religion, et en les habituant au travail on les mettra à même de devenir un jour de bons cultivateurs et des ouvrier laborieux ».

Voilà donc l’ambition de l’administration. La colonie démarre péniblement, et bientôt les soucis d’argent, le relâchement dans la direction de La Ronce vont mettre en péril l’avenir de la colonie. En effet, Jean de Luc délaisse rapidement La Ronce car il s’intéresse surtout à Medjez-Amar. Il y fait de fréquents séjours, en abandonnant l’administration de La Ronce à ses collaborateurs.

Une gestion hasardeuse

A partir de 1850, la colonie-sœur de la Vallade est privée d’allocations pour fonctionner. Les affaires vont très mal. L’état d’abandon des enfants relaté dans plusieurs rapports communiqués aux autorités, conduit le Préfet à exercer une étroite surveillance de La Ronce. Brassaud, curé de Marennes est nommé le 4 mai à la tête d’une commission de surveillance. De Luc avait demandé à choisir lui-même les membres du Comité. On imagine pourquoi !!!

Cette fois, le Préfet, échaudé par la situation de la Vallade, se montre prudent. Il écrit au Sous-Préfet le 13 avril 1850 : « Quant au désir qu’il vous a exprimé (De Luc) que les membres de la commission de surveillance fussent nommés sur sa présentation, il ne saurait être satisfait L’initiative des choix ne peut être rationnellement laissée à M. De Luc, il ne conviendrait pas qu’il fut appelé à désigner lui-même les membres d’une commission chargée de surveiller toutes les parties du service de son établissement »

Le Préfet exige alors la rédaction d’un règlement de la colonie de la Ronce, soumis à l’approbation de l’abbé Landmann. Mais le 13 août, cet document n’est toujours pas parvenu au Préfet, qui s’impatiente. Il constate : « d’après ce que l’on m’annonce, les affaires de M. de Luc seraient dans le plus mauvais état et l’existence de son entreprise serait sérieusement menacée ». Malgré tout, en septembre, le Conseil Général alloue un secours de 1000 Frs à condition qu’on renouvelle principalement les vêtements des enfants.

A partir de cette date, les choses vont de mal en pis ! En août, le Préfet s’adressait au Sous-Préfet en ces termes : « Les affaires de De Luc vont mal et seraient totalement menacées ».

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pour en savoir plus sur : 17 La Tremblade - 17 Rétaud - 1848-1851 Deuxième République - 19e siècle - Département Charente-Maritime (17) - Landmann (abbé) - Luc (de) Jean -

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